Reussir Lait publie chaque mois un baromètre des prix de base pour un lait avec 38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique par litre. Retrouvez les prix et leurs évolutions par laiterie (sélection de laiteries collectant plus de 150 millions de litres par an).
Prix du lait : un baromètre sur les prix de base en 38/32
Reussir Lait publie chaque mois ce baromètre des prix de base pour un lait avec 38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique par litre. Il s’agit d’un indicateur propre à chaque laiterie qui illustre son marché, sa stratégie, et ses relations avec les producteurs et leurs organisations. Les primes pour cahier des charges (non-OGM principalement), qui seraient incluses dans le prix de base en haut de la facture de lait, sont retirées car cette montée en gamme inclut des surcoûts pour le producteur.
Le prix de base, c’est la base, chaque producteur va ensuite chercher plus ou moins de primes en fonction de son système, de ses objectifs et de ses aspirations. Ainsi, ce baromètre ne calcule pas un prix réel du lait payé aux producteurs car il y en a autant que de stratégies d’exploitation.
Dans les pays d’Europe du Nord, le prix du lait a amorcé une hausse progressive. En Irlande, il a commencé à remonter dès le mois de mai, selon le Milk price comparison d’EDF-ZuivelNL qui suit les prix du lait de seize transformateurs laitiers européens. Le président de Dairygold (+ 10 €/1 000 l en septembre) explique que « les marchés laitiers ont connu une augmentation ces dernières semaines, soutenue par une demande solide et un ralentissement de la croissance de l’offre mondiale de lait. La plupart des produits laitiers restent globalement équilibrés, bien que les prix du beurre soient sous pression à la baisse en raison de la hausse des niveaux de stocks ».
Outre-Rhin aussi, le prix du lait moyen national a augmenté d’environ 20 euros les 1 000 litres entre mai et juillet, d’après le ministère allemand de l’Agriculture.
Pour les deux plus grosses coopératives laitières européennes, la hausse s’est nettement enclenchée cet été. Pour Frieslandcampina (Pays-Bas, Allemagne, Belgique et France), c’est une augmentation de 42,5 €/t de lait en trois mois. Du côté d’Arla foods (Danemark, Suède, Royaume-Uni, Allemagne…), c’est + 27 €/t.
En France, c’est pour l’instant le calme plat. Le prix du lait conventionnel en 38-32 (toutes primes comprises et ramené en 38-32) publié par FranceAgriMer était de stable de juin à août, autour de 417 à 418 euros les 1 000 litres.
Les prix de base de septembre et octobre montrent un léger frémissement. Sodiaal annonce ainsi 405 €/1 000 l pour octobre après des mois à 400 euros. Jean-Michel Javelle, président de la coopérative, ajoute que « notre objectif est toujours un prix minimum à 410 € en moyenne sur l’année TPQC (toutes primes toutes qualités confondues) ». Lactalis suit la même tendance, avec 408,27 €/1 000 l en octobre (prix Unell), après 400 € en septembre.
Les prix de ce baromètre correspondent au prix de base (38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique) remonté par le réseau d’animateurs régionaux de la FNPL.
Ces prix de base excluent les primes qualité ou liées à un cahier des charges versées aux producteurs.
Les primes froid/tank ne sont pas enlevées d’éventuels prix de base qui les incluraient.
Les laiteries répertoriées collectent annuellement un volume de lait supérieur ou égal à 150 millions de litres. Pour certaines laiteries nationales, le choix d’un prix régional est opéré car cette dernière représente un bassin de collecte important pour la laiterie.
Les prix des coopératives n’intègrent pas le retour sur résultats.