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Lait : 4 raisons d’attendre une reprise de la collecte en 2024

Après avoir reculé en 2023, la collecte de lait de vache conventionnel en France pourrait se reprendre en 2024.

camion de collecte de lait en laiteries
Si la collecte laitière a baissé l'an dernier, elle pourrait se reprendre au premier trimestre
© Virginie Pinson

Mis à jour le 20/03 avec précisions sur le prix du lait

La collecte de lait de vache a atteint 22,732 milliards de litres en France en 2023, selon les données Agreste. C’est 2,7 % de moins qu’en 2022. Les intempéries, canicule en septembre et fortes pluies en octobre et novembre, ont lourdement affecté la productivité des vaches, récapitule l’Institut de l’élevage. Si en janvier le recul était encore de 1 %, en lien avec les chutes de neige qui ont limité la collecte notamment, « les prochains mois apparaissent plus opportuns pour la production de lait » écrit l’Idele dans sa note mensuelle, détaillant quatre facteurs favorables.

Lire aussi : « Le marché des AOP laitières est solide, grâce à notre cadre collectif »

  1. La décapitalisation du cheptel laitier ralentit

Le nombre de vaches laitières recule de 1,6 % en janvier 2024 par rapport à janvier 2023. C’est une baisse qui ralentit puisque ce recul annuel était de 2,5 % en mai dernier. Les éleveurs gardent davantage leurs vaches, et le déclin du cheptel de génisses ralentit.

  1. Le prix du lait progresse légèrement

L’an dernier, le prix du lait, a, en moyenne, progressé de 5,7 % par rapport à son niveau de 2022. En janvier, et février, les prix du lait progresseraient légèrement « +2 à +5 €/1 000 l » calcule l’Idele, qui compare aux mois précédents. Néanmoins sur un an la tendance est à la baisse.

  1. Pas d’inquiétude immédiate sur les fourrages

Le prix des aliments des vaches a reculé l’an dernier, permettant aux éleveurs d’avoir davantage recours aux concentrés. Ainsi, « la production d’aliments composés pour bovins lait a progressé en 2023 (+1,2% /2022) avec une hausse marquée en novembre (+7,4% /2022) » nous informe l’Idele. Qualité et quantité des fourrages stockés sont jugés correctes pour la période.

  1. La consommation de produits laitiers résiste

Contrairement à la viande, la consommation de produits laitiers résiste assez bien à l’inflation. Fromages, crème, yaourt voient leurs volumes progresser l’an dernier. Cette bonne santé des ventes de produits laitiers incite les laiteries à montrer « de la flexibilité quant aux volumes produits » termine l’Idele.

Deux inconnues qui pèsent sur les prédictions : Incertitude qui pèse toujours plus lourd chaque année, le climat, qui pourrait à plus long terme de nouveau miner la production de lait. Autre nuage à l’horizon, la MHE. .« Parmi les vaches dont la production laitière a été sévèrement impactée par l’infection, deux tiers ont des difficultés à retrouver leur niveau de production d’avant maladie » explique un vétérinaire espagnol à nos consœurs de Réussir Lait

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