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Bovins : en Australie, des abattages massifs et des prix en baisse à cause de la sécheresse

En Australie, les éleveurs sont contraints par la sécheresse et le manque de fourrage à faire abattre massivement leurs animaux. Les prix y reculent actuellement mais le pays ne devrait pas avoir trop de mal à placer la viande produite sur un marché mondial demandeur. 

bovins parqués dans une foire agricole en australie
Le sud de l'Australie est touché par une forte sécheresse
© Virginie Pinson

Les prix des bovins sont en chute libre en Australie ces derniers jours. Ainsi le National Young Cattle Indicator, prix moyen pondéré des jeunes bovins publié par MLA, a chuté de 7,6 % entre le 1er et le 15 mai. 

Lire aussi : Qu’est-ce qui pourrait faire baisser les prix des bovins en Europe ?

Une sécheresse qui pousse à l’abattage des bovins

Plusieurs États du Sud de l’Australie souffrent actuellement d’une très forte sécheresse, et à l’arrivée de l’hiver, sans stocks fourragers et avec des prix du foin qui flambent, les éleveurs font sortir rapidement leurs animaux. Les abattoirs australiens sont actuellement engorgés et les listes d’attente sont encore plus longue que pendant la crise de la sécheresse de 2019, nous apprend la presse spécialisée australienne. Des réformes d’autant plus massives que les éleveurs ont besoin de trésorerie après avoir été aussi touchés récemment par des inondations et des cyclones. Sur les cinq premiers mois de l’année, les abattages sont en hausse de 11 % selon MLA. 

Lire aussi : Quelle place pour le bœuf des États-Unis sur le marché mondial en 2025 ?

Des prix des bovins qui pourraient rapidement remonter

Néanmoins la phase de décapitalisation pourrait toucher à sa fin dans les prochaines semaines, et l’offre pourrait se montrer plus limitée sur le second semestre. De quoi envisager une reprise tarifaire, d’autant forte plus que le marché mondial reste tendu. L’Australie fait partie des pays quasiment épargnés par Donald Trump avec des droits de douane à 10 % qui ne nuiront pas à sa compétitivité sur le marché américain. De plus, l’Australie est un des rares pays à avoir signé un accord avec la Chine, et pourrait bien bénéficier des tensions commerciales avec les États-Unis pour y gagner de nouveau des parts de marché. Depuis 3 ans que les États-Unis sont en phase de récapitalisation et donc moins orientés à l’export, l’Australie a déjà joué le joker vers les principaux importateurs que sont la Chine, le Japon et la Corée. Mais l’Australie devra tout de même faire face à une forte concurrence brésilienne

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