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Intrants
Guerre en Ukraine : vers un nouveau bond des coûts de production des filières animales ?

La Russie et l’Ukraine sont des fournisseurs clés d’intrants pour les filières animales mondiales. La guerre fait craindre un nouveau bond des coûts de production.

Les productions animales françaises sont plus ou moins dépendantes de l’origine mer Noire (Russie et Ukraine) pour l’alimentation animale. Même pour les céréales cultivées en France, le renchérissement des engrais jouera sur les coûts de production.

Alimentation animale : maïs et tournesol sont directement concernés

La Russie est le premier exportateur mondial de blé, l’Ukraine le cinquième. « L’origine mer Noire fournit 30 % des échanges mondiaux de blé », rapportent les instituts techniques Idele, Itavi et Ifip dans une note commune. Pour le maïs, la mer Noire pèse 15 % du marché mondial et pour les huiles de tournesol et tourteaux, 50 %.

L’UE est dépendante la mer Noire pour ses approvisionnements en maïs (56 % de nos importations). Elle ne l’est pas pour le blé (moins de 0,01 %), mais les prix européens suivent les marchés mondiaux qui vont se trouver bousculés. Le tournesol (huile et tourteaux) est surtout utilisé pour les volailles et dans une moindre mesure le porc.

La géographie des échanges devrait aussi évoluer avec la crise politique majeure. Ainsi, la Russie oriente-t-elle de plus en plus son blé vers le marché chinois.

Engrais : nouvelle hausse des prix dans le sillage du gaz ?

Les prix des engrais sont étroitement liés à ceux du gaz, « on estime ainsi que celui-ci représente 80 % du coût de production de l’urée », précisent les instituts. Alors que des difficultés d’approvisionnement sa faisaient déjà sentir et que les prix flambent depuis l’été 2020, la guerre en Ukraine déstabilise encore ce marché pourtant essentiel. 10 % des engrais français sont fabriqués en Allemagne, avec du gaz russe et notre pays s’approvisionne aussi en Biélorussie et en Ukraine.

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