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Décarbonation
Projets de biomasse et d’efficacité énergétiques soutenus par France Relance

De la biomasse en remplacement du gaz ou du charbon, des procédés plus économes ; c’est ce que vont adopter onze bénéficiaires agro-industriels du plan de décarbonation de France Relance, désignés en mars.

La brasserie Kronenbourg à Obernai,en Alsace, remplacera son alimentation au gaz par 90 % de granulés de bois locaux et 10 % de biogaz issu de ses effluents.  © Kronenbourg
© Kronenbourg

Parmi les trente-trois nouveaux lauréats de France Relance pour la décarbonation de l’industrie, onze sont agro-industriels : six bénéficient du dispositif « chaleur biomasse » et cinq du dispositif « efficacité énergétique ». Le dispositif de soutien à la biomasse profite à Bel (à travers le spécialiste de l’efficience énergétique Idex), Kronenbourg, Tereos Alimentation animale, Cristal Union et sa filiale Sidésup, ainsi que Luzeal. La fromagerie Bel d’Evron (Pays de la Loire) verra 70 % de ses besoins thermiques couverts par des plaquettes forestières et du bois en fin de vie non traité provenant du Grand Ouest. La brasserie Kronenbourg à Obernai, dans le Grand Est, remplacera son alimentation au gaz par 90 % de granulés de bois locaux et 10 % de biogaz issu de ses effluents. Les quatre autres projets bénéficiaires du dispositif Chaleur Biomasse sont à des fins de déshydratation de pulpes de betterave (coproduits du sucre) et de luzerne, matières premières pour la nutrition animale. Les outils concernés sont dans la Marne, sauf un.

Des injecteurs de biomasse pour l’alimentation animale

La branche alimentation animale du sucrier Tereos va installer des injecteurs de biomasse dans trois sites qui permettront de substituer 70 % du charbon consommé actuellement. Elle va recourir au bois régional. Le sucrier Cristal Union va aussi installer des injecteurs à biomasse sur ses lignes de séchage à Bazancourt, pour substituer 100 % du charbon employé. Il se dotera aussi d’une plateforme de stockage du combustible. Sa filiale Sidésup (Loiret), qui développe sa filière de luzerne bio, va mettre en place 3e générateur d’air chaud à partir de biomasse, augmentant ainsi sa part d’énergie renouvelable de 46 % à 69 %. Enfin Luzeal, première coopérative française de luzerne, décarbone son site le plus important. Celui-ci a déjà substitué 25 % du charbon. Il passera à 75 % d’ici à 2024 grâce à un nouvel injecteur et un bâtiment de stockage.

Succès de la récupération de chaleur

Le dispositif « Efficacité » énergétique profite à Bonduelle, Laïta, Bahier, Tereos Starch (amidon) et Tereos Sucre. À la conserverie de légumes Bonduelle (Hauts-de-France), de la chaleur récupérée des effluents servira à préchauffer l’eau servant à blanchir. Par ailleurs, la capacité d’enlèvement de vapeur depuis le cogénérateur à biomasse CBEM sera augmentée au profit des peleurs. À la laiterie du Val d’Ancenis de Laïta, un évaporateur thermique sera remplacé par un évaporateur à recompression mécanique. À la charcuterie Bahier (Pays de la Loire), les groupes froid seront remplacés par une production centralisée performante. La chaleur récupérée sur les compresseurs couvrira les besoins en eau chaude. À l’amidonnerie Tereos à Nesle (Hauts-de-France), le système de filtration membranaire servant à produire le sirop de glucose sera remplacé par un équipement plus économe en électricité ; par ailleurs, le procédé d’évaporation passera du gaz à l’électricité. Enfin, la sucrerie Tereos de Conantre (Marne), pré-séchera ses pulpes par de la chaleur fatale.

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