Aller au contenu principal

Origine de la volaille en RHD : « nous sommes doublement déçus »

Yann Brice, délégué général des comités poulet, dinde et canard à rôtir de l’interprofession Anvol. © DR
Yann Brice, délégué général des comités poulet, dinde et canard à rôtir de l’interprofession Anvol.
© DR

Les Marchés Hebdo : Comment accueillez-vous la proposition d’une expérimentation – au lieu d’un décret – de l’information du consommateur sur le pays d’origine d’une viande de volaille ou de porc dans un plat servi en restauration ?

Yann Brice : Nous sommes doublement déçus. D’une part, que ce ne soit qu’une expérimentation, car on s’attendait à un règlement pérenne. D’autre part, en raison de la date de démarrage de cette expérimentation, vraisemblablement avant l’été, alors que le décret nous avait initialement été annoncé pour avril. Cet affichage de l’origine existe depuis de nombreuses années pour le bœuf. Nous ne comprenons pas pourquoi sa transposition pour les autres produits carnés pose autant de soucis. Pour autant, il faut voir le côté positif : les filières volaille et porc vont enfin obtenir cette obligation d’affichage de l’origine en restauration hors domicile.

LMH : Espérez-vous une réglementation plus précise ?

Y. B. : Effectivement, nous le souhaitons. Le décret initial ne concernait que les produits frais et surgelés pour respecter la réglementation européenne Inco. Puisque l’on entre dans une phase expérimentale, pourquoi ne pas en profiter pour étendre le périmètre du décret initial aux produits élaborés et transformés ? Ainsi, la même obligation d’information s’appliquerait en GMS et en RHD, en toute transparence pour le consommateur.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio