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Origine de la volaille en RHD : « nous sommes doublement déçus »

Yann Brice, délégué général des comités poulet, dinde et canard à rôtir de l’interprofession Anvol. © DR
Yann Brice, délégué général des comités poulet, dinde et canard à rôtir de l’interprofession Anvol.
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Les Marchés Hebdo : Comment accueillez-vous la proposition d’une expérimentation – au lieu d’un décret – de l’information du consommateur sur le pays d’origine d’une viande de volaille ou de porc dans un plat servi en restauration ?

Yann Brice : Nous sommes doublement déçus. D’une part, que ce ne soit qu’une expérimentation, car on s’attendait à un règlement pérenne. D’autre part, en raison de la date de démarrage de cette expérimentation, vraisemblablement avant l’été, alors que le décret nous avait initialement été annoncé pour avril. Cet affichage de l’origine existe depuis de nombreuses années pour le bœuf. Nous ne comprenons pas pourquoi sa transposition pour les autres produits carnés pose autant de soucis. Pour autant, il faut voir le côté positif : les filières volaille et porc vont enfin obtenir cette obligation d’affichage de l’origine en restauration hors domicile.

LMH : Espérez-vous une réglementation plus précise ?

Y. B. : Effectivement, nous le souhaitons. Le décret initial ne concernait que les produits frais et surgelés pour respecter la réglementation européenne Inco. Puisque l’on entre dans une phase expérimentale, pourquoi ne pas en profiter pour étendre le périmètre du décret initial aux produits élaborés et transformés ? Ainsi, la même obligation d’information s’appliquerait en GMS et en RHD, en toute transparence pour le consommateur.

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