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Veau
Moins de débouchés pour les petits veaux laitiers

Le marché des petits veaux a connu une année noire avec des prix en berne. Pourtant, l’offre baisse, mais le recul de la demande est plus rapide dans un contexte de crise en veaux de boucherie.

En moyenne sur les dix premiers mois de l’année, les prix des petits veaux mâles laitiers de 45-50 kg étaient inférieurs de 25 % à leur niveau de la même période de 2018, d’après les cotations de FranceAgriMer. L’habituel redressement des cours au printemps n’a pas eu lieu, et la période de prix élevés qui court habituellement d’avril à fin juillet s’est résumée à un pic de courte durée fin juin. Pourtant, l’offre s’inscrivait en baisse puisque l’Idele indique que 71 000 veaux laitiers de moins que l’an dernier sont nés sur les huit premiers mois de l’année.

Des débouchés qui calent

Si le marché est si lourd, c’est surtout faute de débouchés. Selon l’Idele, environ 60 % des veaux mâles nés de mères laitières sont valorisés dans la filière veau de boucherie, qui a connu une crise historique cette année. Les intégrateurs ont réduit leurs mises en place après une première partie de 2019 catastrophique. Les exportations demeurent toniques : 141 700 veaux ont quitté le territoire sur les 8 premiers mois de 2019, c’est 7 % de plus que l’an dernier et 37 % de plus qu’en 2017. Ces animaux partent à 90 % vers l’Espagne, où les engraisseurs les élèvent pour produire de jeunes bovins laitiers qui seront à leur tour exportés. Mais ce marché « se développe surtout grâce aux prix bas », explique l’Idele, qui juge que les cotations devraient rester dégradées au moins jusqu’en janvier.

Par la suite, tout dépendra de la stratégie de la filière veau de boucherie. Si elle arrête de réduire ses mises en place, afin de rester présente sur le marché français et ne pas laisser les Pays-Bas s’installer sur certains secteurs comme la RHD, la demande pourrait se ressaisir en avril, saison des mises en place.

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