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Rayon traditionnel
Monoprix prépare ses fêtes de fin d’année

L’enseigne Monoprix a convié ses responsables de magasin à Paris, le 11 septembre, pour une rencontre avec les fournisseurs de produits festifs, et l’exposé de la stratégie. Exploration dans les produits frais.

Environ 400 responsables de magasins Monoprix étaient invités au second show-room festif alimentaire de l’enseigne, la matinée du 11 septembre dans un cadre luxueux au cœur de Paris. Dotés des livrets stratégiques de la fin d’année – l’un pour les « frais métiers », l’autre pour les produits frais en libre-service – ils feront remonter d’ici à la fin du mois leurs intentions de commandes pour la fin d’année. L’évènement était l’occasion, pour Sylvain Gaudu, directeur des achats métiers, de leur faire rencontrer les fleurons de la gastronomie qui vont approvisionner les rayons boulangerie-pâtisserie, fromagerie à la coupe, marée, boucherie, charcuterie-traiteur.

Ceproc et meilleurs ouvriers

Ces rayons concernent un nombre croissant de magasins Monoprix, qui sont au nombre de 315. Les plus nombreux sont les 160 points chauds et boulangeries. Monoprix développe les métiers en collaborant avec les organismes de formation, comme le Centre européen des formations culinaires (Ceproc). Puisque de nombreux magasins n’ont pas de rayon traditionnel avec personnel, les produits « frais métiers » sont pour la plupart préemballés et peuvent aller au libre-service.

Ce 11 septembre, deux meilleurs ouvriers de France (Mof) se reconnaissaient à leur col tricolore : Frédéric Lalos, Mof boulanger, et Arnaud Larher, Mof pâtissier. Le premier a élaboré des recettes de pains spéciaux précuits et une recette de galette des rois. Les pains Lalos seront fabriqués par Bridor, à partir de ses propres levains avec des temps de pointage allongés, à raison de 10 000 pièces pour les fêtes ; la galette sera confiée à la PME bretonne Terre d’Embruns. Arnaud Larher a conçu deux cakes d’exception et des décors de table comestibles qui avantageront le rayon.

Quelques exclusivités

On pouvait aussi rencontrer Olivier Metzger, fameux boucher qui sélectionne pour Monoprix des viandes bovines d’exception. Il régalait d’une spécialité : des lamelles crues de montbéliarde, maturées 10 semaines, fumées 15 jours. Des responsables de la fromagerie Arnaud donnaient à déguster du morbier affiné 150 jours, du comté de 30 à 40 mois, des fromages réservés deux ans à l’avance par Monoprix ; toutefois les magasins sont avertis des risques de rupture en comté de 30 mois. « La réservation est déconnectée de la négociation », a précisé le directeur commercial.

Quelques produits distingueront Monoprix cette saison : le canard maigre bio d’Ernest Soulard, la côte de bœuf Aberdeen Écosse au rayon traditionnel et la noix d’entrecôte d’Argentine des frères Metzger au libre-service, le « véritable » jambon de Paris (pour les magasins parisiens), la bûche de La Meringaie…

Les magasins mettront l’accent sur les produits pour l’apéritif du périmètre charcuterie-traiteur. Aux fins de théâtralisation, ils suivront la truffe, thématique « presque transverse » de l’année. On en retrouvera dans un foie gras de canard entier mi-cuit du Sud-Ouest de Maison Dubernet, les palets charcutiers Brient, les chiffonnades de mortadelle Sentfer, le boudin blanc Tallec, toute une gamme de la Maison Pebeyre de Cahors.

L’équipe achat de produits frais

Sylvain Gaudu a quitté voilà quatre ans la direction de Lafayette Gourmet à Paris pour prendre la tête des achats des produits métiers de Monoprix. Il déniche des produits d’exception et définit des produits sur mesure pour cette enseigne de Casino qui fait la part belle aux produits haut de gamme. Il mène une équipe d’acheteurs ainsi répartie entre métiers : un acheteur par périmètre en boulangerie-pâtisserie ; boucherie ; charcuterie-traiteur ; fromagerie ; deux acheteurs en marée ; cinq en fruits et légumes. Les acheteurs ont pour mission d’établir des collaborations avec les fournisseurs de produits frais festifs, industriels, grossistes, fruitières, artisans, certains étant de très petites entreprises locales.

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