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L’AOP roquefort fête son centenaire

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« La force d’un collectif au service d’une AOP », déclare Jérôme Faramond, président de l'APLBR et éleveur, en évoquant la filière Roquefort. Crédits : © A. Debacq
Poire, banane, chocolat blanc ou encore pineau des Charentes ; le roquefort se marie bien avec des notes sucrées, qui adoucissent son fort caractère. Crédits : © A. Debacq
Xavier Thuret, Meilleur Ouvrier de France fromager (à gauche) et Jean-Charles Karmann, chef cuisinier, partagent la même passion du roquefort, qu’ils subliment à travers leurs recettes. Crédits : © A. Debacq

À l’occasion du centième anniversaire de l’AOP roquefort, la Confédération générale met l’accent sur la communication. De nombreuses festivités sont prévues tout au long de l’année 2025 pour promouvoir le roi des fromages.

« Un plan de communication d’une ampleur inédite est prévu pour 2025 », annonce Sébastien Vignette, secrétaire général de la Confédération générale de Roquefort, lors de la conférence de presse tenue le 28 janvier à Paris, au Musée vivant du fromage. Pour promouvoir le produit, plusieurs événements d’envergure jalonneront l’année, en parallèle d’un plan média triplé par rapport à 2024 pour cibler les consommateurs de 35 ans et plus.

En perte de vitesse depuis quelques années, le roquefort subit les effets de l’inflation qui entraîne la disparition progressive du plateau de fromages en fin de repas. Toutefois, ce fromage au lait cru de brebis lacaune reste en troisième position des AOP fromagères en termes de volume, avec 14 136 tonnes commercialisées en 2023.

Un fromage authentique à remettre au goût du jour

Pour Jérôme Faramond, président de l’Association des producteurs de lait de brebis de l’aire roquefort (APLBR), « l’AOP est un gage d’authenticité, de savoir-faire et de tradition qui protège le produit. Mais désormais, il faut aller plus loin : reconquérir le palais des consommateurs. Le roquefort répond aux attentes sociétales, et c’est un atout qu’il faut mettre en avant. »

​​​Engagée dans la démarche « AOP durables » auprès du Conseil national des AOP laitières (Cnaol), toute la filière roquefort s’investit dans les trois piliers du développement durable : social, économique et environnemental.

Avec 28 % de sa production exportée, principalement vers l’Union européenne avec l’Espagne en tête, et une progression d’années en années vers les États-Unis, le roquefort rayonne à l’international. Les responsables de la Confédération générale ambitionnent désormais de conquérir de nouveaux marchés étrangers.

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Afin de diversifier les modes de consommation, la marque à la Brebis rouge promeut le roquefort à travers des recettes d’apéritifs, de snacking et de cuisine, accessibles à tous.

Une année de festivités pour célébrer le centenaire

Le 20 mars, un colloque se tiendra à l’Assemblée nationale à Paris pour célébrer le centenaire de la première AOP de l’histoire. La Confédération générale sera également présente au Salon de l’agriculture, du 22 février au 2 mars, Porte de Versailles à Paris.

Dans son fief aveyronnais, le roquefort sera mis à l’honneur lors de la troisième édition du Roquefort en fête, organisée à Roquefort-sur-Soulzon les 7 et 8 juin prochains. Au programme : visites des caves, dégustations gastronomiques avec des chefs et pâtissiers de renom, marché de producteurs, animations familiales et expositions autour du roi des fromages. L’événement devrait attirer près de 20 000 visiteurs. Toujours en Aveyron mais cette fois à Millau, l’assemblée générale du Cnaol se tiendra les 25 et 26 septembre.

La promotion du centenaire passera également par les réseaux sociaux, la presse, les plateaux télévisés et l’affichage, avec un slogan évocateur : « Pour toujours au goût du jour ».

Enfin, 2026 marquera l’inauguration de la Maison du roquefort, un projet emblématique qui verra le jour dans la ville natale du célèbre fromage.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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