« Le pastoralisme recule sur certains territoires mais est en croissance voire réapparaît sur d’autres comme en Limousin ou en Bourgogne »

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Marie-Odile Nozières-Petit, zootechnicienne des systèmes d’élevage à l’Inrae, s’exprime sur la dynamique du renouvellement de l’élevage pastoral en France, interrogée par Réussir Bovins viande, cette semaine dans les allées du Sommet de l’élevage. 

Le pastoralisme occupe la moitié des terres émergées à l’échelle mondiale et fait vivre 500 millions de personnes. « En France, c'est beaucoup plus modeste, mais néanmoins pas du tout négligeable. Nous comptons 35 000 exploitations (engagées dans le pastoralisme, ndlr) qui représentent 22% des élevages d'herbivores, avec des dynamiques, contrastées entre territoires », explique Marie-Odile Nozières-Petit, zootechnicienne des systèmes d’élevage et directrice adjointe de l’unité Systèmes d’élevage méditerranéens et tropicaux à l’Inrae. « Si l’on regarde l'évolution entre 2010 et 2020, le pastoralisme recule sur certains territoires, mais est en croissance voire réapparaît sur d’autres comme en Limousin ou en Bourgogne », souligne la chercheuse, interrogée par Réussir Bovins viande dans les allées du Sommet de l’élevage à Cournon, où est célébrée l’année internationale du pastoralisme.

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Un métier assez attractif mais qui nécessite beaucoup de travail

Si les activités de pastoralisme nécessitent beaucoup de travail, elles attirent de nouveaux éleveurs. « On s'installe plutôt plus dans ces élevages-là que dans d'autres élevages, même si on voit bien que ce sont des élevages qui ne se renouvellent pas complètement », témoigne la zootechnicenne. « Le métier est reconnu comme étant très proche de la nature, plus en contact des animaux, et dans des paysages qui sont pour la plupart du temps sublimes », avance-t-elle soulignant les multiples sens qui donnent de la valeur au pastoralisme. 

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« Il s'agit de mettre en marché des produits de qualité, de valoriser des territoires qui sont pour beaucoup à haute valeur naturelle, de refaire vivre des territoires qui sont socialement parfois en difficulté. Ces métiers sont assez attractifs aussi pour ça », détaille Marie-Odile Nozières-Petit soulignant aussi l’intérêt des ressources liées au pastoralisme « qui s’étagent dans le temps », et ce après cet été 2026 particulièrement sec et chaud. 

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