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Nutrition
Sucres ingérés: l’Efsa mesure l'exposition mais n’impose pas de limite

L’unité Nutrition de l’autorité européenne de la sureté alimentaire dévoile sa synthèse sur les sucres de l’alimentation leur lien à la santé. Elle ne suggère aucune « limite supérieure de sécurité ».

 

L'étude porte sur les sucres des produits agricoles et des sucres ajoutés.
© Pixabay

Offrir un support aux politiques de santé publique ; telle est l’intention de l’Efsa en lançant la consultation de son "évaluation provisoire de la sécurité des sucres alimentaires", ces derniers incluant les sucres présents naturellement dans les produits agricoles consommés – fruits et légumes, lait, jus, vin, etc.  – et les sucres ajoutés – saccharose notamment (l. Les expert ont pour cela passé en revue plus de 30 000 publications internationales.

Les pays scandinaves demandeurs

Les experts ont travaillé à la demande du Danemark, de la Finlande, de l’Islande, de la Norvège et de la Suède. La précédente évaluation datait de 2010. Ils ont dû étudier la littérature scientifique la plus récente sur les liens entre la consommation de sucres et diverses maladies, par exemple l'obésité, le diabète de type II, les maladies cardiovasculaires, la goutte ou encore les caries dentaires. Ils ont produit un document préliminaire à des avis scientifiques. Ce document est soumis à la consultation publique depuis le 22 juillet et jusqu’au 30 septembre. Il donnera lieu à un projet d’avis qui sera discuté en réunion publique le 21 septembre.

Pas de « limite supérieure de sécurité »

Les experts considèrent pour l’heure qu’on ne peut fixer de seuil sanitaire maximal – qui, en matière de nutriments s’appelle une « limite supérieure de sécurité » (LSS) – pour les sucres alimentaires totaux. En dessous de cette LSS, la consommation de sucre ne causerait pas de problèmes de santé. Cette position est justifiée dans le document simplifié L'Efsa explique.

LIRE AUSSI :« Opendata : l’Anses enrichit la table de composition nutritionnelle des aliments »

L’Efsa « a formulé des conseils scientifiques et non des recommandations de nature politique ou des directives nutritionnelles », prévient-elle dans son communiqué. Elle laisse aux autorités nationales de santé publique le soin de déterminer leurs propres lignes directrices de santé publique. Le projet d'avis publié comprend un modèle d'apport en sucres à l'échelle de l'UE « qui permet d’estimer la consommation de sucres alimentaires pays par pays », indique le communiqué. Il fournit aussi un tableau des principales catégories d'aliments contribuant à l'apport en sucres dans l'alimentation.

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