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Grippe aviaire : le foie gras n’est pas sorti d’affaire

Il faudrait que l’élevage de canards gras remonte en 2023 de 20 à 25% pour assurer une mise en marché équivalente à 2022, selon l’interprofession.

L'interprofession du foie gras a confiance dans la consommation.
© SC

Différents facteurs en relation avec la grippe aviaire entretiennent les problèmes d’approvisionnement en foie gras, explique le comité interprofessionnel Cifog, qui appelle à la confiance des distributeurs. La grande distribution n’a vu reculer ses volumes de vente que de 19,4 % en volume à la fin 2022, alors que la disponibilité du foie gras était en baisse d’environ 30 % pour la saison festive.

Des facteurs diminuant l’offre se maintiennent pour 2023 :

  • le manque de canetons à mettre en production. Les élevages seront confrontés, d’après les estimations, à une disponibilité en recul de 6 % pour assurer la saison festive 2023, après une baisse de 35 % en 2022 par rapport à 2021
     
  • la dé-densification de certaines zones historiques d’élevage : d’abord cet hiver à travers le « plan Adour » dans le Sud-ouest et désormais dans les Pays de la Loire ;
     
  • des stocks au plus bas dans les entreprises de la filière. En effet, « au cours de l'année 2022, les stocks disponibles dans les entreprises ont été utilisés en totalité pour compenser une partie de la pénurie », souligne le communiqué du Cifog.
     
  • des problèmes économiques perdurent : coûts de production toujours très élevés ; aucun dispositif d’aide pour les entreprises de l’aval ou pour les couvoirs relatif à la vague d’influenza démarrée au 15 septembre 2022 et pour le plan de dé-densification ; pas de compensation pour les éleveurs en zone indemne.

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