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Encore une année très spéciale pour la pintade

Après l’amenuisement du débouché de la restauration pour la pintade pendant la crise Covid 19, voici les effets de la grippe aviaire de 2022 dans l’Ouest de la France. Conséquences.

pintade
La pintade française s'exporte bien, en viande comme vivante.
© G. Lefèvre

Le marché de la pintade ressort de deux épisodes néfastes. Le ralentissement de la restauration en 2020 et 2021 avait conduit à réduire la production car c’est un débouché important de la viande de pintade. La grippe aviaire arrivée dans l’Ouest au début de 2022 a touché des élevages de pintades et surtout un troupeau de reproducteurs. « On n’aura pas assez de pintadeaux ; on sera en sous capacité de production pour la fin d’année, alors qu’on a toujours un pic de consommation très important à Noël », prévient Jean-Louis Zwick, président du comité interprofessionnel de la pintade (CIP), en avançant un manque de production de 15%. Pour autant « les organisations de producteurs vont privilégier la production de chapons de pintades, dont la production se maintiendra pour la fin d’année », suppose-t-il.

Les abattages fléchissent

La production actuelle de pintade fléchit à cause de la grippe aviaire. En avril 2022, il y a eu 40% moins de mises en place de pintadeaux dans les élevages par rapport à avril 2019 (année normale). En cumul sur les 4 premiers mois de l’année, les mises en place de 2022 ont reculé de 6,2% par rapport à 2021 et de 8 % environ en label rouge (chiffres du Syndicat national des accouveurs). Les abattages contrôlés de pintades sont passés sous leur niveau de 2021 en mars 2022 (source : Agreste). Par rapport au premier trimestre de 2019 (année normale), les abattages sont en recul de 22%.

« Les abatteurs vont faire des arbitrages entre clients ; ils donneront la priorité à ceux qui ont accepté de passer les revalorisations du fait des hausses des matières premières ; elles sont significatives », considère le président du CIP. Les professionnels de la pintade prévoient un retour à la normale pour Pâques 2023. « Nous pourrons prévoir une communication spéciale pour l’annoncer », anticipe Jean-Louis Zwick. En matière de communication, il informe que le CIP a demandé à faire subventionner une nouvelle campagne européenne, la précédente, ayant duré trois ans, s’étant achevée en février 2022.

La pintade n'est pas épargnée par la flambée des coûts de production

Comme pour toutes les autres espèces de volailles, les coûts de l'alimentation ont connu une flambée sans précédent pour les opérateurs de la pintade. A 177,67 points en mai, l'indice Itavi sur le prix de l'alimentation des pintades s'affichait 55 points au-dessus de son niveau déjà élevé de l'an dernier, même date.

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