Aller au contenu principal

Pénuries sur certains produits
Blocage des ports : le cri d’alarme des importateurs et exportateurs

« L’opération « ports morts » de la semaine dernière et les nouvelles mobilisations de cette semaine déstabilisent considérablement les flux logistiques ainsi que les processus industriels de l’agroalimentaire », s’alarment plusieurs acteurs et clients de la logistique du froid, dans un communiqué (Adepale, la chaîne logistique du froid, CSIF, Les entreprises des glaces et surgelés, Fedalis, Fipa et SNCE). Deux secteurs sont particulièrement touchés : l’importation des produits de la mer et l’exportation des porcs vers la Chine. A l’export les « entrepôts frigorifiques ont des niveaux de stock déjà proches de la saturation » et cette saturation entraîne des situations critiques pour les usines et abattoirs. A l’import, les grèves génèrent des surcoûts liés aux frais de détention, stationnement et branchement des conteneurs reefer sur les terminaux. « Les délais de traitement des terminaux au port du Havre ont été multipliés par 4 ou 5 fois. Un conteneur qui mettait 72h à être dédouané met aujourd’hui 10 jours voire 17 jours pour l’un d’entre eux », témoigne Jean-Marie Le Mentec, dirigeant de Alpha-Bay (import-export de produits de la mer), adhérent au SNCE. Et de pointer les pénuries sur des produits basiques comme des portions de cabillaud ou de saumon auprès de ses clients distributeurs et restaurateurs. Pour sa société, les frais supplémentaires de blocage dans les terminaux s’élèvent à 200€/j par conteneur, quand les marchandises ne sont pas envoyées à Anvers ou Hambourg par les compagnies maritimes.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio