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Baisse des achats de viande et volaille : quelles catégories s’en sortent en 2023

Dans un rayon viande et volaille assez morose en 2023, plombé par l’inflation, le poulet affiche tout de même des progressions. Retour sur les chiffres de consommation 2023 de Kantar.

rayon charcuterie en supermarché avec consommatrices
Les ventes de charcuteries de porc ont reculé en 2023, comme celles de viande de boucherie fraîche.
© Virginie Pinson

Si les achats des ménages de poulet, pour leur consommation à domicile, ont augmenté  l’an dernier, tous les autres produits étaient dans le rouge, que ce soit au rayon volaille ou dans les viandes de boucherie

Le poulet plébiscité sous toutes ses formes

Si les achats de poulet avaient reculé de 3,6 % en 2022 comparé à 2021, à cause de l’inflation (+9,3 %) et de la baisse des disponibilités liée à la grippe aviaire, ils ont su rebondir en 2023, avec une progression de 6,5 %, malgré une nouvelle hausse du prix moyen de 5,6 %, selon les données de Kantar relayées par FranceAgriMer. Toutes les catégories suivies par Kantar sont dans le vert : Poulet PAC (+2,3 %), Escalope de poulet crue nature (+5,8 %) et cuisse de poulet nature (+10,3 %). Le bond de ces cuisses est probablement à relier avec son prix moyen d’achat, 5,72 €/kg, le moins élevé du segment, même si c’est le plus inflationnistes (+8,9 % contre +5,6 % pour la moyenne du poulet).

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Les autres volailles toujours moroses

En revanche, du côté des autres volailles, les volumes restent dans le rouge. Certes, ce n’est plus des effondrements à deux chiffres comme en 2022 pendant la crise de la grippe aviaire, mais la baisse est générale. 

Lire aussi : Lapin : la restauration à la rescousse de la filière ?

Le jambon de volailles progresse, pas les autres élaborés

Les panés frais de volaille ont continué leur recul, avec des volumes en baisse de 4 % par rapport à une année 2022 déjà en baisse. A relier avec la hausse de 12,9 % du prix moyen d’achat. Le jambon de volaille, lui aussi frappé par une forte inflation (+11,2 %) a néanmoins progressé en volume de 7 %, moteur de la charcuterie de volaille, catégorie plutôt en repli sinon. 

En viandes de boucherie, tout est dans le rouge

Le rayon viande de boucherie fraîche recule de 3,6 % en volume, avec un prix moyen d’achat en hausse de 9,2 %. 

Lire aussi : Près d’un quart de la viande bovine consommée en France est importée, d’où vient-elle ?

Pas de mieux pour les élaborés avec la viande hachée fraîche qui recule de 2,9 % et les saucisses fraîches à cuire de 4,4 %. La charcuterie se à peine porte mieux avec un déclin des volumes de 1,8 %.

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Les produits tripiers résistent

Pour trouver des évolutions positives en volume il fait aller jusqu’aux abats. La catégorie est stable, le dynamique des abats de volaille (+4,3%) compense le petit repli des abats frais d’animaux de boucherie (-0,7 %). Seuls les abats de bœuf progressent (+5,3 %), pas le veau (-7 %), ni le mouton (-3 %) ni le porc (-1,6 %).

Lire aussi : « Les produits tripiers sont restés très abordables »

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