Reussir Lait publie chaque mois un baromètre des prix de base pour un lait avec 38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique par litre. Retrouvez les prix et leurs évolutions par laiterie (sélection de laiteries collectant plus de 150 millions de litres par an).
Prix du lait : un baromètre sur les prix de base en 38/32
Reussir Lait publie chaque mois ce baromètre des prix de base pour un lait avec 38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique par litre. Il s’agit d’un indicateur propre à chaque laiterie qui illustre son marché, sa stratégie, et ses relations avec les producteurs et leurs organisations. Les primes pour cahier des charges (non-OGM principalement), qui seraient incluses dans le prix de base en haut de la facture de lait, sont retirées car cette montée en gamme inclut des surcoûts pour le producteur.
Le prix de base, c’est la base, chaque producteur va ensuite chercher plus ou moins de primes en fonction de son système, de ses objectifs et de ses aspirations. Ainsi, ce baromètre ne calcule pas un prix réel du lait payé aux producteurs car il y en a autant que de stratégies d’exploitation.
En Europe. Le prix du beurre vrac allemand est stable depuis mai juin, autour de 4 000 euros la tonne. Même tendance aux Pays-Bas. En France, les cotations du beurre spot sont rares, faute de disponibilités. La cotation de la poudre de lait écrémé, avec une baisse en juin suivie d’une remontée en juillet, affiche un niveau moyen globalement stable depuis juin (2 820 €/t au 5 août) et en deçà de sa valorisation fin mai (2 950 €/t). Côté fromages de commodité, la mozzarella cotait 3 479 €/t au 5 août, un niveau similaire à celui de mai-juin après une baisse temporaire fin juin. La cotation de l’edam à la bourse de Kempen en Allemagne reste stable à un niveau faible autour de 3 335 €/t depuis début juillet.
Les prix du lait en Europe du Nord-Ouest font eux aussi du surplace à quelques exceptions près depuis ce printemps. Mais pour leur prix d’août, Frieslandcampina (+ 12,5 €/t par rapport à juillet) et Arla foods (+ 6 % en août par rapport à juin), deux grandes coopératives qui couvrent plusieurs pays du Nord-Ouest européen, ont augmenté leur prix du lait. Arla évoque une valorisation en hausse sur le marché des protéines. Et Frieslandcampina l’explique par le fait que plusieurs laiteries d’Europe du Nord-Ouest devraient augmenter leur prix du lait à partir d’août. Un signe que la concurrence entre laiteries se poursuit chez nos voisins.
En France, pour les mois de juillet et août, les annonces montrent des prix très stables, en dépit du manque de lait qui se profile. Sodiaal, Lactalis et Laïta restent collés à 400 euros les 1 000 litres pour août. Agrial et Savencia font à peine mieux. Or la situation économique des éleveurs se dégradera avec les effets des canicules et de la sécheresse. C’est pourquoi la FNPL demande « une réouverture des négociations commerciales avec la grande distribution pour une application immédiate de hausse de tarifs. Le gouvernement peut porter cette demande ».
Les prix de ce baromètre correspondent au prix de base (38 g de matière grasse et 32 g de matière protéique) remonté par le réseau d’animateurs régionaux de la FNPL.
Ces prix de base excluent les primes qualité ou liées à un cahier des charges versées aux producteurs.
Les primes froid/tank ne sont pas enlevées d’éventuels prix de base qui les incluraient.
Les laiteries répertoriées collectent annuellement un volume de lait supérieur ou égal à 150 millions de litres. Pour certaines laiteries nationales, le choix d’un prix régional est opéré car cette dernière représente un bassin de collecte important pour la laiterie.
Les prix des coopératives n’intègrent pas le retour sur résultats.