Aller au contenu principal

Cotation
Viande de porc : un marché trop chargé faute de demande 

L'offre de viande de porc fraîche, modeste, augmente pourtant plus vite que la demande sur le marché de l'Union européenne et les opérateurs communautaires peinent à dégager vers le grand export car nos prix sont peu compétitifs. 

La viande de porc produite dans l'Union européenne manque sévèrement de compétitivité face au Brésil et aux Etats-Unis.
© Claudine Gérard

Une tendance similaire perdure depuis plusieurs semaines sur le marché communautaire du porc : même si l’offre est limitée, les cours sont stables, sauf en France où ils s’érodent. Cependant, la plupart des cotations restent à un haut niveau comparé à ceux des concurrents. Le porc danois fait exception. Son cours est en deçà de celui de ses voisins malgré une hausse de 32 centimes depuis le début de l’année 2023. Les tarifs étatsuniens, brésiliens et canadiens sont plus compétitifs.

Leurs envois se consolident sur plusieurs places asiatiques comme les Philippines, le Japon ou encore la Chine mais également vers le Mexique qui s’impose progressivement comme un géant à l’import.  

D'importantes quantités vers la grande distribution  

Alors que le grand export n'est pas accessible, le commerce communautaire est morose. Les ventes en grande distribution sont compliquées. De nombreux ménages de l’UE ont réduit leurs achats de viande de porc même si elle enregistre des hausses de prix moins importantes depuis le début de l’inflation que les autres viandes. Les abattoirs ne bénéficient pas également de la saisonnalité du produit. La demande est atone pour les pièces à griller. Le printemps 2023 est marqué par des températures fraîches et des précipitations qui limitent leur consommation dans plusieurs pays. Dans le même temps, en raison des coûts de l'énergie très élevés, les abattoirs ne peuvent pas se rabattre sur la congélation. Les pays de l’Union européenne se retrouvent donc « bien pourvus en viande [de porc] », estime le Marché du porc breton. 

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio