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Près de la moitié de la volaille de KFC est française

KFC France poursuit sa route vers le « fast good ». Après avoir doublé son approvisionnement en volailles françaises, l’enseigne sera accompagnée dans sa croissance par son fournisseur SNV et compte renforcer son ancrage local.

La célèbre enseigne de restauration spécialisée dans la volaille, KFC, nourrit de grandes ambitions tant pour son développement en France que pour sa montée en gamme. La société comptera 318 restaurants d’ici à la fin de l’année, avec l’intention d’ouvrir une trentaine d’établissements par an. La société fondée par le colonel Harland David Sanders veut doubler le nombre de ses restaurants en France tout en renforçant ses approvisionnements de volaille française et en poussant à un meilleur bien-être animal dans ses élevages partenaires. « KFC doit être davantage ancrée dans son époque. Nous voulons devenir le leader du "fast good" », ambitionne Isabelle Herman, directrice de KFC France, à l’occasion de l’inauguration du nouveau restaurant de l’enseigne dans le centre commercial Westfield, au forum des Halles (Paris Ier).

De 20 à 40 % de volailles françaises

La France est devenue cette année le premier pays fournisseur de KFC France, passant de 20 %, il y a trois ans, à 40 % des volumes, aujourd’hui, devançant dorénavant les Pays-Bas. Cette relocalisation des volumes est permise par un renforcement des relations entre l’enseigne et son fournisseur Société normande de volailles (SNV, filiale de LDC).

« Dans un monde idéal, 100 % de nos volailles seraient d’origine France » Isabelle Herman, directrice générale de KFC France.

Le volailler s’est engagé à accompagner le groupe de restauration dans sa croissance en augmentant lui aussi ses capacités. « Notre fournisseur a investi dans un appareil industriel entièrement consacré à KFC. Nous garantissons une absorption de volumes gigantesque et avons des engagements bien-être animal à prendre en compte », précise Isabelle Herman. KFC travaille aujourd’hui avec 500 éleveurs français, contre 300 en 2021, et veut renforcer son ancrage local pour répondre aux attentes sociétales des Français. « Dans un monde idéal, 100 % de nos volailles seraient d’origine France. Notre objectif est de poursuivre la hausse de notre part d’approvisionnement français, mais il y a un enjeu de coût derrière », détaille Isabelle Herman.

L’ensemble des filets de poulet des burgers de KFC sont d’origine française. D’ici à fin 2023, toutes les ailes de poulet servies dans les restaurants du groupe le seront également. En se fournissant en France, KFC paie sa volaille 30 % plus cher, mais veut garantir un respect du bien-être animal tout en restant accessible à tous les convives. « Il y aurait besoin de construire de nouvelles usines pour augmenter significativement notre part d’approvisionnement français, et donc d’investissements importants de nos fournisseurs », ajoute Isabelle Herman. Par ailleurs, la totalité de la farine achetée par KFC pour paner sa viande de poulet est d’origine française.

KFC épargné par la grippe aviaire

« Nous n’avons pas de pénurie pour la viande de volaille. Nos élevages partenaires ont été épargnés par la grippe aviaire », souligne Isabelle Herman. En revanche, les coûts d’approvisionnement de KFC ont augmenté de 30 % à date, sur un an. L’enseigne a répercuté une partie des hausses sur les prix de ses repas, mais a souhaité en absorber la majeure partie. « Comme nos concurrents, nous avons augmenté nos prix d’environ 10 %, soit un taux inférieur aux hausses de nos achats. Nos marges ont diminué », note Isabelle Herman. KFC n’a pas réduit le grammage de ses menus, et a souhaité maintenir certains de ses prix attractifs comme son menu à 4,95 euros, ciblés par les étudiants et par des consommateurs à faible budget.

Une amélioration du bien-être animal

KFC France suit six indicateurs en matière de bien-être animal, que le groupe s’efforce d’améliorer année après année. L’enseigne a travaillé à réduire son nombre de fournisseurs afin de mieux maîtriser et de mieux mettre en place ses pratiques de bien-être animal. En 2021, l’accès des poulets à la lumière avait augmenté de 7 %, tandis que les blessures aux pattes des animaux ont diminué de 1,1 %. KFC a collaboré avec CIWF pour contribuer à l’approbation d’une nouvelle race de poulet à croissance plus lente, la Redbro, plus compatible avec les critères du Better Chicken Commitment.

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