Aller au contenu principal

Porc Armor Évolution : « nous essayons d’adapter la production à la demande du marché »

Porc Armor Evolution, le troisième groupement d’éleveurs de porc français a tenu une conférence de presse mardi 18 juin à Loudéac. Au programme, prix du porc, marché et installation des jeunes éleveurs.    

André Bloc'h, directeur Porc Armor Evolution, (à gauche), Philippe Lecornué, président du conseil (au centre) et David Louzaouen (à droite) font le bilan de l'année écoulée.
© Sheila Kolani

Porc Armor Evolution a fait le bilan de l’année 2023 mardi 18 juin lors d’une conférence de presse à Loudéac. Pour le groupement qui compte 15 adhérents de plus qu’en 2022 (550) l’un de ses objectifs reste l’adéquation avec le marché. « Nous essayons d’adapter la production à la demande du marché », nous indique Philippe Lecornué, président du conseil.

Lire aussi : Porc Armor Évolution en croissance 

2 millions de porcs commercialisés en 2023  

En 2023, Porc Armor Evolution a commercialisé « 2 millions de porcs pour un total de 4,35 millions d’euros », nous a appris son président. Tous sont destinés au marché national. « Aucun de nos porcs n’est exporté. On veut garder une filière dynamique en France », s’est justifié Philippe Lecornué. Près de 12 % des volumes sont vendus sur le Marché du porc français (MPF). « La coopérative collecte 10 centimes d’euros sur tous les porcs et reverse 70 centimes sur les porcs mis au cadran », précise le président du conseil.

Lire aussi :  « Nous souhaitons que les éleveurs des Hauts-de-France intègrent le Marché du porc français »  

« Aucun de nos porcs n’est exporté. On veut garder une filière dynamique en France » 

« L’objectif est de stabiliser la production. Nous souhaitons garder une filière forte et dynamique. En ce sens, nous sommes très attachés au à l’outillage collectif et au MPF », explique Philippe Lecornué. « Il faut que toutes les organisations vendent sur ce marché pour que la cotation reflète encore plus l’offre et la demande nationale », enchaîne-t-il.  

Label Rouge, Bleu Blanc Cœur, montée en gamme du porc

« 57 % de nos porcs sont vendus en filières spécialisées comme le Label Rouge, Bleu Blanc Cœur, 43 % en standard », chiffre le président du conseil de Porc Armor Evolution.  

« Avant, la grande partie était commercialisée en standard » 

« Avant, la grande partie était commercialisée en standard », précise André Bloc’h, directeur de Porc Armor Evolution. « Aujourd’hui, on constate une montée en gamme des éleveurs », ajoute-t-il. Pour autant, la montée en gamme ne concerne pas tous les segments. « Le bio fait exception. Sa part recule en raison de l’inflation. Les Français se sont détournés du très haut de gamme », André Bloc’h.   

Lire aussi : Pourquoi le porc Label Rouge manque-t-il de visibilité ? 

Développer la formation chez les éleveurs porcins  

La concordance avec le marché passe aussi par l'accompagnement des éleveurs de la coopérative dans leur activité quotidienne. « L’un des objectifs de 2024 est de maîtriser le prix de revient. Il existe une forte disparité entre les élevages. De fait, Porc Armor Evolution définit des axes de travail en développement notamment des services technico-économiques comme Tech évolution », explique le président. D'autres formations en bien-être animal, biosécurité, management et autres sont mises en place.   

Lire aussi : Porc : « il faut faciliter la reprise des élevages »  

Assurer le renouvellement des générations des éleveurs de porcs   

Enfin pour que l’offre réponde à la demande. Porc Armor Evolution mise sur le soutien aux jeunes éleveurs. « Nous avons installé dix jeunes en 2023 », indique Philippe Lecornué. « Aujourd’hui, le tiers de nos éleveurs a plus de 55 ans », regrette André Bloc’h. « Porc Armor Evolution aide les jeunes à s’installer », souligne le président du conseil. Service, formations, conseils font partie des initiatives mises en place par la coopérative.  

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio