Aller au contenu principal

La première chaîne de restauration à thème a mis en place ses processus anti Covid-19
Ouvertures sans contact des restaurants Buffalo Grill

Jocelyn Olive, dg de Buffalo Grill. © Yves Appriouawen
Jocelyn Olive, dg de Buffalo Grill.
© Yves Appriou AWEN PHOTO

Hier, 100 premiers restaurants Buffalo Grill ont ouvert pour la livraison à domicile. La carte et les conditionnements assurent une consommation optimale, sans réchauffage. Les processus de sécurité ont été mis au point sous la férule d’un expert indépendant, « un épidémiologiste, ancien directeur général de la Santé », précise Jocelyn Olive, directeur général de Buffalo Grill (William Dab, nous précise-t-on). Le nouveau fonctionnement a été testé initialement dans 2, puis 12 restaurants pilotes. Une centaine de collaborateurs y ont contribué. « Nous offrons une expérience consommateur fluide et très rassurante », considère Jocelyn Olive. La standardisation propre à la chaîne de restauration à thème a permis de répliquer rapidement les nouvelles règles d’hygiène. Lundi 11 mai, près de 200 restaurants (sur les 360 que compte l’enseigne) doivent ouvrir selon 3 canaux de distribution : livraison, vente à emporter et click & collect avec paiement possible par le smartphone. Le dirigeant table estime entre 10 à 20 % les volumes livrés par les fournisseurs par rapport à une situation normale. Quant à la livraison à domicile, elle avait été multipliée par 5 ou 10 pour les douze établissement pilotes. L'atelier de découpe de viandes de la société, ainsi que l'un des deux sites de distribution, celui de la région parisienne, redémarrent très progressivement, avec 15% des équipes habituelles. « Mon métier, c’est de servir des familles à table sous le toit rouge, rappelle Jocelyn Olive. Nous perdons énormément d’argent, quoi qu’un peu moins qu’en restant fermés. Mais il est essentiel de nous reconnecter avec nos salariés et nos clients », commente le dirigeant.

Des grossistes comme Vivalya nous ont bien accompagnés

Quant à ses fournisseurs, ils sont très présents et la chaîne de restauration est confortée de leur fidélité. « Nous avons vu des comportements exemplaires ; des grossistes comme Vivalya nous ont bien accompagnés et fourni de très beaux produits frais », remercie le dirigeant. La chaîne reprend son schéma logistique, livrant les restaurants ouverts une fois par quinzaine contre deux fois par semaine avant le confinement. Jocelyn Olive ne cache pas son pessimisme quant au comportement des consommateurs à l’issue du confinement. « Le pouvoir d’achat sera réduit. Ils consommeront moins après une période à vouloir se faire plaisir en sortie de confinement. Certains continueront d'avoir peur du coronavirus ». Il est encore plus pessimiste pour la profession, qui sera selon lui « dans un état financier dramatique pendant de nombreuses années »

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio