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Grippe aviaire et inflation : les filières avicoles réclament une intervention publique de sauvegarde

La production d’œufs, de volailles de chair et de foie gras nécessite des interventions publiques précises, selon les 3 interprofessions sectorielles, pour surmonter deux épisodes de grippe aviaire et la flambée des coûts.

© Pascal Le Douarin

Les interprofessions des œufs (CNPO), de la volaille de chair (Anvol) et du foie gras (Cifog) s’unissent pour réclamer au gouvernement des dispositifs d’indemnisation adaptés et la prise en charge de l’activité partielle.

Tous les maillons de chaque filière sont en effet prêts à céder sous la pression redoublée de l’influenza aviaire, qui rebondit dans l’Ouest, et des coûts alimentaires, du fait de la guerre en Ukraine. Les trois interprofessions demandent au gouvernement :

  • Pour les industriels : révision à la baisse des taux de spécialisation en volaille, actuellement de 60 % pour les abattoirs et 65 % pour les fabricants d’aliments ;
  • Pour toutes les entreprises : augmentation du taux de couverture de la perte de l’EBE (actuellement 80 % pour les TPE, et 60 % pour les PME et ETI) ; relèvement des plafonds de 4 millions d’euros par entreprise et de 8 millions d’euros par groupe qui bénéficieront d’une indemnisation, exonération des PME et des ETI (comme pour les TPE) du plafond de l’avance de trésorerie aujourd’hui fixé à 8% du chiffre d’affaires de 2018 réalisé dans la zone réglementée.
  • Pour les éleveurs : l’indemnisation à 100% des pertes économiques des élevages dépeuplés au-delà de la date de fin des restrictions sanitaires.
A consulter : Dossier grippe aviaire

En outre les trois interprofessions demandent un accompagnement renforcé de l’activité partielle, de crainte que les salariés ne reviennent pas après les arrêts d’activité imposés par l’influenza. Elles veulent que l’État augmente sa prise en charge, relevant que d’autres secteurs économiques s’étant mobilisées pendant la crise covid bénéficient de 86%.

Mais, les accords de branche ?

Les accords de branche, qui doivent activer le dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD), n’ont pas abouti ou sont inadaptés dans l’accouvage, l’élevage ou encore la nutrition animale, explique le communiqué des filières avicoles.

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