Aller au contenu principal

La confiserie Bonté Pinson rebondit sur la pâte à tartiner


> Patrick Rangeard commercialise son produit dans la plupart des enseignes.
Le spécialiste du bonbon traditionnel réalise 35 % de son chiffre d'affaires avec sa pâte à tartiner au caramel, deux ans après son lancement. Témoignage.

Ancien cadre de La Boulangère, Patrick Rangeard a repris début 2008 la confiserie Bonté Pinson, fleuron du berlingot nantais. Il a rapidement compris qu'il serait « compliqué de développer une croissance soutenue sur ce marché de bonbons anciens ». Il a regardé avec son équipe ce qu'il était possible de faire au rayon sucré et a opté pour les pâtes à tartiner. Sa société Europa Sweet a dans le même temps quitté son outil vétuste de Nantes et a investi 2 millions d'euros (M€) dans un bâtiment de 2 200 m2 à Boufféré (85).

Sur un marché où règne en maître Nutella, Europa Sweet, « pas armé pour aller chercher le chocolat », a pris le contre-pied des produits bretons, très typés caramel beurre salé. « Afin de démocratiser la consommation de caramel, nous avons répondu aux trois attentes des consommateurs : le prix, le goût et la praticité », explique Patrick Rangeard. Lancée en avril 2012, sa pâte à tartiner au caramel en « squeezer » a vite suscité l'intérêt de la GMS. Le produit a été référencé chez Intermarché France puis chez Auchan France et Sys-tème U Ouest. On le trouve aujourd'hui dans la plupart des enseignes. Afin d'être plus visible en rayon, Europa Sweet a décliné les parfums et créé la gamme « Pur bonheur de Pinson ». La fraise doit être lancée en mars, s'ajoutant au citron et à la vanille.

Au bout de deux ans, la société réalise 35 % de son chiffre d'affaires avec ses pâtes à tartiner, en progression de 20 % l'an dernier, à 4 M€, et Patrick Rangeard souhaite approcher les 5 M€ en 2014. La RHF et la GMS à l'export sont des relais de croissance amorcés pour la gamme de pâtes à tartiner. Pour réussir ce « changement de cap », Patrick Rangeard a structuré son entreprise, rajeuni et étoffé son équipe de cadres, recrutant un directeur d'usine, un responsable qualité et un ancien cuisinier en R&D. « La capacité à accepter de remettre en cause des choses est plus simple avec des gens nouveaux, qui ont envie d'avancer », observe-t-il.

Les plus lus

sept personnes
Porc : les premiers abats blancs français arrivent en Chine

La France a obtenu après de longues négociations l’agrément pour exporter des abats blancs en Chine. Les premiers conteneurs…

viande emballée en usine
Viande bovine : qu’importe et qu’exporte l’Allemagne ?

L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa…

oeuf cassé par une machine industrielle
Les prix des œufs pour la casserie reculent avant le férié

L’évolution des prix des œufs français, au 23 avril 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

vache a la traite
Prix du lait : écart record entre bio et conventionnel

Alors que les prix du lait conventionnel se tassent en Europe, reflet de la hausse des disponibilités, les prix du lait bio…

photo rayon viande haché
Les prix des bovins baissent, que se passe-t-il sur le marché de la viande ?

La baisse des prix des gros bovins au printemps suscite l’ire de l’amont, alors que les abattoirs se plaignent d’une…

Crousty Chicken de Le Gaulois
LDC : comment Le Gaulois innove pour suivre les tendances en volaille

La consommation de volailles se tourne davantage vers le poulet et les produits élaborés comme les panés et les charcuteries.…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio