Aller au contenu principal

RSE
Comment Malteries Soufflet va réduire son impact transport

La branche malt du groupe Soufflet se dispose à réduire ses émissions de carbone, selon la démarche Fret 21. Il s’agit des transports d’orge jusqu’aux huit malteries françaises et des expéditions de malt.

Un bateau alimenté avec un carburant alternatif reliera la malterie Soufflet de Nogent-sur-Seine au port du Havre. © Soufflet
Un bateau alimenté avec un carburant alternatif reliera la malterie Soufflet de Nogent-sur-Seine au port du Havre.
© Soufflet

Malteries Soufflet annonce avoir signé la démarche Fret 21 de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de l’Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) qui consiste à intervenir selon quatre axes de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) : les taux de chargements ; les distances parcourues ; les moyens de transport ; les achats de prestations. Le malteur s’engage sur le périmètre de ses huit malteries françaises, depuis la livraison des orges par les fournisseurs jusqu’à la réception de malt par les clients français et européens du groupe, ainsi que sur ses principaux ports d’exportation.

Pour les trois prochaines années, Malteries Soufflet adoptera la méthodologie établie par Fret 21 pour suivre les progrès selon ces quatre axes. Aussi, le premier objectif annoncé peut-il paraître modeste : réduire d’« au moins 5 % » les émissions dues au transport d’ici à 2024.

Nous nous efforçons de massifier les tonnages transportés

« Les transports sont une priorité dans le cadre de la stratégie RSE du groupe, souligne Lionel Le Maire, directeur transports du groupe Soufflet. C’est pourquoi nous nous efforçons de massifier les tonnages transportés en train et sur barge tout en engageant une réflexion pour développer à l’avenir les transports routiers écoresponsables. » Le groupe rappelle que l’acheminement des céréales par la route reste indispensable à la chaîne logistique de ses métiers. Il représente 7 794 000 tonnes annuelles, contre 750 000 à 800 000 tonnes par le train et 1 700 tonnes par péniche.

Des wagons de 90 tonnes

Malteries Soufflet a détaillé son plan de réduction des tonnes équivalent CO2 (teCO2) d’ici à 2024. C’est l’axe des moyens de transport qui doit rapporter le plus : quelque 600 teCO2. Il s’agit de réduire la consommation moyenne des camions et d’utiliser des carburants alternatifs, sur routes et voies fluviales. Ainsi, l’adoption de l’écoconduite par les chauffeurs et l’alignement de la flotte routière sur la norme Euro 6 doit permettre de gagner 239 teCO2.

Par ailleurs, un des bateaux reliant la malterie de Nogent-sur-Seine (qui est aussi le siège du groupe) au port du Havre fonctionnera avec « un carburant alternatif » ; de même qu’une partie des camions Soufflet Transports qui rouleront à l’Oléo 100. L’usage de carburants alternatifs doit rapporter 270 teCO2.

Les taux de chargement promettent pour leur part un gain de 176 teCO2. Malteries Soufflet prévoit notamment d’augmenter le volume transporté par rail en chargeant des wagons de 90 tonnes au lieu de 80 tonnes ou en augmentant le nombre de trajets. Ceci dans le cadre des bonnes relations avec la SNCF dont dépend l’entretien des lignes capillaires.

Dans le même ordre d’idée, le grand export se ferait par conteneurs de 40 pieds au lieu de 20 pieds. L’axe des distances parcourues impose une solution TMS (transport management system) comprenant une informatique embarquée dans les camions Soufflet Transports, ainsi que la limitation des trajets à vide. Enfin, l’axe des achats responsables est expérimenté auprès de transporteurs labellisés, selon le journal du groupe Culture filières.

Fret 21 et ses outils

Fret 21 est la partie dédiée aux chargeurs du programme EVE, développé par l’Ademe et l’AUTF. Il met au service de ceux-ci différents outils :

- un catalogue de fiches actions ;
- un outil de calcul des émissions évitées par la mise en œuvre de chaque action ;
- un outil de calcul des émissions sur l’ensemble du périmètre d’activité ;
- un outil de suivi qui permet de compiler les données des outils de calcul et de présenter la synthèse de l’engagement.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio