La production française d’œuf attendue en hausse de 5 % en 2026, pour répondre à la forte demande
Plus de poulettes mises en place l’an dernier, et des durées de ponte qui s’allongent, la France devrait produire plus d’œufs en 2026 estime l’Itavi. Et ce sont surtout des œufs de code 2 qui devraient être davantage présents, pour répondre à une demande de plus en plus résolument tournée vers l’alternatif.
Plus de poulettes mises en place l’an dernier, et des durées de ponte qui s’allongent, la France devrait produire plus d’œufs en 2026 estime l’Itavi. Et ce sont surtout des œufs de code 2 qui devraient être davantage présents, pour répondre à une demande de plus en plus résolument tournée vers l’alternatif.
« Chaque année, les Français consomment 35 œufs de plus que la précédente, depuis 10 ans » s’exclame Simon Fourdin, directeur du pôle économique de l’Itavi lors d’un webinaire sur le marché de l’œuf. Et de citer les avantages de l’œuf, « protéine peu onéreuse, transgénérationnelle, qui se prête à de multiples préparations, présente dans toute les cultures et perçue comme saine ». Des atouts qui expliquent l’envolée de la demande en France, comme dans le reste de l’Europe.
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Une demande portée par les œufs de code 2
Demande qui évolue néanmoins, puisque la part des œufs de poules élevées en cage dans la grande distribution est passée de 51,3 % en 2016 à 25,8 % en 2020 puis 13,9 % en 2025. « Cette baisse du poids de la cage a surtout profité aux œufs de poules élevées au sol » précise Simon Fourdin.
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Une baisse confirmée en 2025 avec des volumes d’œufs de code 3 en repli de 19 % tandis que ceux de code 2 progressaient de 25 %. Le code 1 progressait de 6 % en volume, et le bio de 3 %. Au total, les ventes d’œufs ont ainsi progressé de 5 % entre 2024 et 2025 selon Worldpanel. Néanmoins l’Itavi, s’appuyant sur les données note un ralentissement de la croissance au premier trimestre (+0,7 % pour l’ensemble du rayon) tandis que le prix moyen d’achat progressait de 7,9 % (contre +3,7 % sur 2025). « Ce qui est intéressant c’est de constater le resserrement très fort des prix entre la cage et le sol, avec même parfois en magasin, des paradoxes avec du sol moins onéreux que la cage » pointe le directeur.
En ovoproduit, les œufs de cage ont perdu du terrain
La dynamique de transition de la cage vers l’alternatif est aussi bien enclenchée en ovoproduits.

La cage, omniprésente en 2016 (77 %), pesait encore 53 % des fabrications d’ovoproduits en 2021 mais ne compte que pour 37 % des volumes en 2025. C’est surtout le marché de la RHD qui est moteur de cette transition, pointe l’Itavi. La cage y est encore majoritaire (57,7 % en 2025) mais a perdu 26,6 points depuis 2020. À noter le poids du bio en RHD (4,1 %) est bien plus fort que dans les IAA (2,1 %) grâce aux lois Egalim.
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Dans la filière ovoproduits utilisés par les IAA, la cage compte pour désormais moins d’un tiers des volumes.
Une production en hausse qui continue sa transition

En janvier 2026, 22 % des poules étaient élevées en cage, c’est deux fois moins qu’en 2020. Le plein-air est majoritaire en France (32 % des effectifs), devant le sol (26,4 %). Les mises en place de poules pondeuses ont progressé en 2025, dépassant de 3,3 % leur niveau de 2024. Dans le même temps, la durée de ponte progresse, « on observe un allongement des lots entre 2021 et 2024 pour l’ensemble des codes, de 3 % pour les poules prunes plein-air, de 4 % pour les poules brunes au sol » pointe Mohamed Bouzidi de l’Itavi.
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La production française d’œufs a progressé de 1 % en 2025, et l’Itavi s’attend à ce qu’elle se redresse encore, avec une hausse de 5 % au premier semestre 2026. « Il faudra vérifier avec du recul, ce modèle reste théorique » nuance Simon Fourdin.
Hausse des mises en place en Europe
Au niveau européen, les mises en place de poulettes d’un jour ont bondi de 11 % en 2025, par rapport à une année 2024 en baisse, pour atténuer les effets de la grippe aviaire.
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Forte hausse des importations d’œufs
« Le contexte de tension entre l’offre et la demande entraîne une chute des exportations et une forte hausse des importations », résume Simon Fourdin. En 2025, les importations françaises d’œufs coquille ont ainsi bondi de 20,5 % en volume. Si l’Espagne reste de loin le premier fournisseur de la France, la Pologne affiche une hausse de 53 % des ses envois. Quant aux exportations, elles ont reculé de 9,1 %. La tendance se poursuit en 2026, avec, au premier trimestre, une hausse de 18 % des importations françaises d’œufs coquille, et une baisse de 16 % des exportations.
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