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Accord UE-Mexique : qu’est-ce qui concerne l’agriculture et l'agroalimentaire ?

L’accord commercial entre l'Union européenne et le Mexique entre en vigueur, il concerne notamment plusieurs produits agricoles : viande, produits laitiers, fruits et légumes et sucre. Des opportunités sont attendues pour certaines filières, mais d’autres, notamment la viande bovine, sont inquiètes.

une image avec deux conteneurs : un aux couleurs du drapeau européen, l'autre aux couleurs du drapeau mexicain
La Commission européenne a annoncé le 17 janvier la conclusion des négociations politiques visant à moderniser l'accord commercial entre l'UE et le Mexique.
© Généré par l'IA

Le Mexique et l’UE ont signé le 22 mai à Mexico (Mexique) à l’occasion du 8e Sommet entre les parties, leur accord commercial modernisé. Les grandes lignes de cet accord avaient été convenues en 2020. La Commission a annoncé le 17 janvier la conclusion des négociations politiques. Auparavant, seuls les produits industriels entraient dans le champ de l’accord, dorénavant on y trouve aussi les services, les investissements, les produits agricoles et les marchés publics. « Les exportateurs de l’UE bénéficieront de nouvelles opportunités commerciales, y compris nos agriculteurs et nos entreprises agroalimentaires » a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Lire aussi : Porc : pourquoi le Mexique va augmenter ses importations en 2026 

Les exportations de produits laitiers européens facilitées

Ainsi l’UE bénéficiera d’un accès privilégié pour les produits laitiers avec, par exemple, un contingent tarifaire à droit nul de 20 000 t pour les fromages affinés, de 5 000 t pour les fromages frais, 50 000 t pour la poudre de lait écrémé, 13 000 t pour les préparations laitières et 2 500 t pour le beurre. Ce nouveau partenariat étend également la protection des labels d'origine géographique des produits européens et met en place des procédures simplifiées et moins coûteuses pour les exportations agroalimentaires. La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10 000 t pour les longes. Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés. 

Lire aussi : Le Mexique offre des opportunités pour les produits français 

Des inquiétudes sur la viande bovine 

Le Mexique obtient de son côté obtient des contingents de 5 000 t pour la viande bovine et 5 000 t pour les abats de bœuf. Interbev dénonçait déjà cet accord en 2018

Lire aussi : Accord UE Mexique : des contingents de viande revus en baisse

L’industrie de la viande mexicaine vise l’UE

L’industrie de la viande se développe rapidement au Mexique, et vise l’export. Les États-Unis étaient la cible de choix de ce pays voisin, mais alors que l’élection de Donald Trump risque de s’accompagner de droits de douanes en cascade, les opérateurs mexicains pourraient privilégier le marché européen. 

D’autres produits agricoles libéralisés

La viande de porc sera entièrement libéralisée à l’exception d’un contingent tarifaire de 10 000 t pour les longes, à l’exception du jambon congelé avec un contingent de 10 000 t. Le Mexique est le troisième importateur mondial de viande de porc, mais se fournit, pour l’heure, majoritairement aux États-Unis, avec des flux depuis le Brésil qui progressent par suite d’un accord signé en 2022. Même chose pour la volaille à l’exception d’un contingent de 20 000 t pour les cuisses de poulet.  Les exportations de pommes, pêches en conserve et œufs seront progressivement entièrement libéralisés.

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