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Prospective
Viande rouge : à quoi ressemblera le marché européen en 2032 ?

Toujours moins de viande bovine dans les assiettes et de vaches dans les champs, voilà à quoi s’attendre en 2032. En revanche, bonne nouvelle pour les filières ovines qui résistent et renouent même avec la croissance.

vache dans un champ
Le cheptel bovin européen va perdre 2,8 millions de têtes en 10 ans
© Virginie Pinson

Les analystes de la Commission européenne se sont livrés à leur traditionnel exercice de prospective sur l’évolution de la production agricole sur la décennie qui vient. Nous en avions dressé une infographie l’an dernier.

Des millions de bovins en moins en 10 ans

La Commission européenne estime que les modes de production plus durables vont continuer de progresser : élevage plus extensif, certification biologique notamment. De quoi voir la production diminuer.

En une décennie, la production de viande bovine devrait reculer de 9 % et le troupeau bovin perdre 2,8 millions de têtes, dont plus de 630 000 vaches allaitantes. Alors que le rythme moyen annuel de décroissance du cheptel bovin était de -0,4 % entre 2012 et 2022, il atteindrait -0,9 % la décennie suivante.

Des prix des bovins pas aussi élevés qu’en 2022

Alors que les exportations européennes de bovins vifs devraient continuer de reculer, être manque de compétitivité et pression de la société pour le bien-être animal peu compatible avec le transport de longue durée, les exportations communautaires de viande bovine pourraient progresser de 1,1 % par an, grâce aux envois vers la Suisse, la Norvège et le Royaume-Uni mais aussi vers le Japon et le Canada. Tout dépendra bien sûr des futurs accords de libre-échange. Comme la consommation de viande bovine est attendue en baisse, à 9,5 kg par an et par habitant en 2032 contre 10,3 kg en moyenne sur 2020/22, la demande sera moins pressante ce qui conduirait à un tassement des prix, qui reviendraient à des niveaux plus modestes que leurs records de 2022.

En viande ovine, un palier atteint

Alors que la consommation européenne de viande ovine avait chuté pendant de longue décennie, comme la production, les analystes de la Commission annonce un changement de tendance. Production et consommation auraient atteint leur plancher en 2020 et devraient se ressaisir très doucement dans les années qui viennent. La consommation de viande ovine bénéficie des migrations, des traditions religieuses et de la volonté de garder une certaine diversité dans les assiettes.

L’Espagne, la Grèce, la France, l’Irlande et la Roumanie assureront toujours la plus grande part de la production européenne (les deux tiers en 2021).

Comme pour les bovins, les exportations d’ovins vivants vont reculer sur fond de préoccupations grandissantes pour le bien-être. Les exportations européennes de viande ovine sont assez incertaines car notre principal client, le Royaume-Uni, négocie un traité de libre échange avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

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