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Viande bovine
Un commerce qui reste décevant

Le commerce de la viande bovine est ralenti. Ce n’est pas tant le manque de consommation qui pénalise le marché, mais plutôt la pression des importations et les mauvaises ventes à l’exportation.

La consommation de viande bovine ne se porte pas aussi mal que le disent les vegan. Pour preuve, selon les données de Kantar rapportées par FranceAgriMer, les achats des ménages de viande de bœuf pour leur consommation à domicile ont progressé de 1,1 % sur les huit premiers mois de l’année, malgré une hausse de 2,1 % du prix moyen d’achat, tirés par les achats de pièces à griller et rôtir (+2,2 %). Ces achats, essentiellement réalisés en grande surface ou en boucherie traditionnelle, sont en très grande partie constitués de viande française. Mais ils ne sont qu’une des pièces du puzzle de la consommation de viande dans son ensemble, qui comprend aussi la viande utilisée dans les plats préparés et celle consommée dans la restauration hors domicile. Or, dans ces segments, la viande française doit lutter face aux importations.

Pression des importations

Les importations françaises de viande bovine ont progressé de 3,5 % sur les sept premiers mois de l’année, à 200 373 téc, selon FranceAgriMer. L’Irlande a notamment fortement développé ses envois (+14,8 %), d’une part, du fait de la hausse de ses disponibilités, mais aussi afin de chercher des débouchés autres que britanniques à la veille du Brexit. Or, les prix irlandais sont bien inférieurs aux prix français, de quoi semer le trouble sur le marché. Dans le même temps, les opérateurs constatent des difficultés sur le marché export, que confirment les chiffres des douanes, indiquant une baisse de 6,2 % à 129 119 téc. Les envois à l’Italie ont reculé de 7,4 %, du fait de la concurrence de la Pologne qui en est devenue le premier fournisseur devant la France. La Grèce se maintient (+0,5 %), mais les envois vers l’Allemagne reculent de 7 %, faute de consommation.

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