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UE-Nouvelle-Zélande : l'accord commercial est conclu

Entamées en juin 2018, les négociations entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande ont abouti le 30 juin à un accord commercial.

© studiocasper / Istock by Getty Images

L'Union européenne et la Nouvelle-Zélande ont conclu, le 30 juin, un accord de libre-échange, dont les négociations avaient débuté en juin 2018.

" C'est un accord commercial solide et moderne, qui apportera des opportunités majeures à nos entreprises, nos agriculteurs et nos consommateurs" tout en prévoyant des "engagements sans précédent" sur l'environnement et des conditions sanitaires renforcées, a affirmé devant la presse la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Selon la Commission européenne, cet accord pourrait permettre une augmentation de 30% des échanges entre les deux zones, les exportations annuelles de l'Union européenne (UE) pouvant atteindre 4,5 milliards d'euros.

De son côté, la première ministre néo-zélandaise estime que la valeur des exportations vers l'Union européenne pourrait augmenter d'environ 1,8 milliard de dollars NZ (1,08 Md Eur) par an d'ici à 2035, et logiquement dans le domaines agricole principalement.

Quel compromis ?

Le commerce bilatéral entre la Nouvelle-Zélande et l'UE représente actuellement près de 10 milliards d'euros par an, les 27 Etats membres représentant le quatrième partenaire commercial des Néo-Zélandais.

Dans cet accord, les exportations de l'Union européenne (viande de porc, vin, fromages) ne seront plus soumises à des droits de douane. L'accord peut réduire de quelque 140 millions d'euros par an les droits de douane pour les entreprises de l'UE dès la première année d'application, assure la Commission européenne. Le texte protégera les 163 indications géographiques européennes (feta, comté, parmesan, queso, manchego...) sur le sol néo-zélandais ainsi que toutes les appellations viticoles de l'Union européenne.

Les contingents

En contrepartie, des contingents tarifaires ont été mis en place pour l'importation des produits néo-zélandais.

Selon Agra presse, il serait de 10 000 tonnes pour la viande bovine à un taux de 7,5% introduit progressivement sur sept ans.

Pour la viande ovine, il est question de 38 000 tonnes équivalent carcasse supplémentaires à taux zéro. Le contingent actuel est de 126 000 tonnes.

Pour les produits laitiers, l’UE ouvrira sur sept ans: un contingent tarifaire de 15 000 t de poudres de lait avec un droit de 20%, un nouveau contingent tarifaire de 15 000 t (en parallèle du contingent actuel de 47 177 t) pour le beurre avec un droit de 38% (qui sera progressivement réduit à 5%), et un contingent de 25 000 t de fromage en franchise de droits.

De nouveaux contingents tarifaires seront également accordés pour le lactosérum à haute teneur en protéines (3500 t échelonnées sur sept ans à droit nul), le maïs doux (800 t à droit nul) et l'éthanol (4000 t à droit nul), toujours selon Agra presse.

 

 

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