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Viande
Retour sur une année 2019 atypique pour le veau

Après dix mois de cotations historiquement basses, les prix des veaux de boucherie ont flambé en fin d’année. Bilan d’un marché assez chaotique mis à mal par les aléas climatiques et la production néerlandaise en plein essor.

Evolution du prix moyen pondéré des veaux de boucherie

À 4,81, €/kg fin août, le prix du veau rosé clair O élevé en atelier, a atteint un plus bas historique. En cause, selon Germain Milet, chargé de projet à l’Institut de l’élevage, la loi Egalim qui a perturbé les promotions et les mises en avant dans les magasins, opérations dont la viande de veau est très dépendante, mais aussi un été précoce qui a conduit les Français à se détourner rapidement du veau. En parallèle, à ce manque de tonus de la consommation, des disponibilités assez larges en Europe, tirées par la production néerlandaise record et l’alourdissement des veaux français.

Un redressement très rapide à l’automne

Avec le retour d'un climat hivernal, les achats ont repris. Mais dans le même temps, les disponibilités ont chuté. L’Idele indique que la production affichait un recul annuel de 13 % en août aux Pays-Bas et de 5,5 % en Italie. En septembre, les tonnages étaient encore en légère hausse en France (+0,5 %) avec l’alourdissement des carcasses, mais en octobre, ils reculaient de 4 %, selon Agreste. À noter aussi les efforts des Pays-Bas pour s’adresser au marché du grand export (Chine et États-Unis), même si les volumes restent limités.

Difficile de savoir de quoi l’année 2020 sera faite. Selon l’Idele, les mises en place ont été importantes au dernier trimestre en France. De quoi augurer d’un possible retour de l’offre. Dans le même temps, aux Pays-Bas, l’Idele évoque « un accord semi-officiel pour limiter les volumes ». Si ces volumes néerlandais sont moins présents, la France peut continuer à regagner des volumes vers la RHD. Mais comment la GMS jouera-t-elle le jeu des mises en avant cette année et le climat sera-t-il propice ? Les incertitudes demeurent.

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