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Réactions dissonantes au plan de lutte contre la grippe aviaire

Si les interprofessions du foie gras et de la volaille de chair saluent le soutien gouvernemental à la prévention de l’influenza aviaire, des syndicats d’éleveurs se montrent sceptiques.

Les éleveurs de canards et autres volailles manquent de poussins à mettre en place.
© Réussir

Le Cifog, interprofession des palmipèdes à foie gras, se déclare satisfait d’avoir été entendu du ministère de l'Agriculture sur des mesures visant à mieux accompagner les éleveurs dans la prévention de la grippe aviaire : la meilleure prise en compte du vide sanitaire après la levée des zones, l’instauration d’un dispositif pour pallier la pénurie de canetons en prenant en charge 50% de la perte, un taux d’emprunt bonifié à 100% pour accompagner les producteurs engagés dans un plan de baisse de densité, « comme dans le plan proposé par les professionnels sur le bassin de l’Adour », mentionne son communiqué. De son côté l’Anvol, interprofession des volailles de chair, salue l’accompagnement financier d’1 milliard d’euros débloqué par le nouveau ministre de l’Agriculture.

Les zones indemnes mal prises en compte

Toutefois le Cifog et l’Anvol soulignent que les éleveurs en zones indemnes souffrent aussi du manque de poussins d’un jour à mettre en place, et demandent aux acteurs du marché et aux collectivités d’en tenir compte.

Mises à l’abri : manque d’alternatives

Deux syndicats agricoles, la Confédération paysanne et le Modef, critiquent durement les mesures prises, affirmant qu’elles ne renforcent pas la prévention d’un nouvel épisode de grippe aviaire. Ils estiment aussi qu’elles mettent en danger l’élevage en plein air, reprochant notamment au ministère de l’Agriculture de ne pas avoir retenu pour cette année les mesures alternatives de mise à l’abri qu’ils ont proposées. Le ministère soumet ces mesures à l’avis de l’Anses, ce qui ne peut que retarder leur mise en pratique.  

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