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Qu’intègrera Bel dans son prix d’achat du lait en 2024 ?

Pour ses fromageries françaises, le groupe Bel a conclu avec l’APBO un prix 2024 inférieur à 2023, deux fois révisable, sur un volume supérieur.

Représentants de Bel en France et de l'APB, photo offinielle novembre 2023
De gauche à droite : Yoann Lézé, éleveur laitier dans la Mayenne, vice-président de l’APBO, Anne-Sophie Carrier, DG de Bel France, Frédéric Dorilleau, éleveur laitier dans le Loir-et-cher, président de l’APBO, Simon Bonnet, directeur Achats Lait du groupe Bel, Matthieu Haudebert, éleveur laitier dans le Loir-et-Cher, vice-président de l’APBO.
© Jordan Dupuy

L’accord annuel 2023 entre Bel en France et l’Association des Producteurs Bel de l’Ouest (APBO), qui fournit toutes les fromageries Bel en France, a été conclu. En visioconférence de presse, les représentants du groupe et de l’organisation de producteurs ont détaillé leur engagement conjoint sur le prix, le volume et la décarbonation.

Le prix d’achat de base comprend l’achat l’un aliment sans OGM et l’accès au pâturage des vaches, ce qui est le cas de l’ensemble des 750 fournisseurs de l’APBO. Il sera de 456 euros/1000 l contre 471 euros définis en novembre 2022. Du fait de l'évolution des coûts. « Les aliments et engrais vont probablement continuer à diminuer », selon Frédéric Dorilleau, président de l’APBO; « L'énergie va continuer à augmenter en 2024 ». Ce prix du lait est assorti d’une clause de révision deux fois dans l’année. 

Décarbonation

A compter du 2e semestre 2024, les éleveurs de l’APBO pourront réduire les émissions de méthane de leur troupeau grâce à une méthode alimentaire éprouvée dans 5 fermes pilotes. Les réductions calculées vont de 29 % à 42 %, a mentionné Simon Bonnet, directeur Achats Lait du groupe Bel. Ce gaz émis par la rumination est tenu pour responsable de la moitié de l’impact carbone du lait livré. Le groupe Bel en France va encourager les éleveurs à adopter la méthode, celle-ci s’étant révélée sans impact sur la qualité et la quantité de lait produit, ce dont a témoigné Yoann Lézé, éleveur laitier dans la Mayenne, vice-président de l’APBO. L’éleveur a précisé qu’il n’a pas appliqué cette méthode quand les vaches étaient au pâturage, puisqu’elle repose sur un complément alimentaire. 

Les émissions du lait

Selon Anne-Sophie Carrier, nouvelle directrice générale Bel France, les distributeurs suivent de près la politique de décarbonation de Bel et sont en attente de la transparence affichée du groupe sur ses prix. L’engagement du groupe Bel dans les Accords de Paris conduisent le groupe Bel à « réduire ses émissions de 25 % à 2035 tout au long de sa chaîne de valeur, a rappelé Simon Bonnet, directeur Achats Lait du groupe. Les deux tiers des émissions sont des matières premières, dont le lait ».

Volume augmenté

Le volume de lait sur lequel s’engage Bel en France est de 421 millions de litres pour 2024, soit 6 Ml de plus que le volume devant être atteint en 2023. Ce volume comprend moins de 5 Ml de lait bio, selon le groupe, et les conversions en lait bio pour Bel demeureront suspendues en 2024, selon l’APBO. Ce lait est collecté dans six départements : Orne, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne. L’APBO est propriétaire et garante du cahier des charges de la démarche de différenciation appelé MonBBLait®.

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