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Que retenir sur le marché du porc du premier semestre 2025 ?

Les volumes de porc abattus ont progressé au premier semestre 2025. La moyenne du cours a baissé comparé à l’an dernier. Les exportations reculent, malgré des envois dynamiques vers la Chine et l’Allemagne. La consommation de viande porcine progresse, même si les volumes d’achats diminuent pour certains produits.                            

porc vendu en boucherie
Les achats des ménages de porc progressent de 1,9 % sur douze mois glissants se terminant en avril.
© Catherine Takougang

En mai 2025, les abattages de porc en France, affichent une hausse modérée de 1,2 % en volume sur douze mois glissants, comparé aux douze mois précédents. Un an plus tôt, la tendance était inverse, avec un repli de 0,9 %. Le nombre de têtes abattues reste, lui, quasiment inchangé. Cet écart s’explique par une augmentation de 0,8 kg du poids moyen des carcasses en un an. Cette évolution est liée à l’adaptation de la grille Uniporc, qui favorise une meilleure rémunération des carcasses lourdes. 

Lire aussi : Porc : les 3 points à retenir de l’AG d’Uniporc 

Selon l’enquête cheptel France SSP de décembre 2024, le cheptel de truies recule de 1,8 %, confirmant une contraction de la base productive.

Le prix du porc est plus bas que l’an dernier

L’offre en porc reste globalement satisfaisante d’après FranceAgrimer, mais la demande, tant de la part de l’industrie que des ménages français, manque de dynamisme, d’où des cotations qui ont peu évolué ce semestre.

Au Marché du porc français, le prix recule depuis trois semaines et s’établit actuellement à 1,825 €/kg de carcasse, base 56 TMP. La moyenne depuis le 2 janvier jusqu’au 31 juillet 2025 atteint 1,765 €/kg, elle est inférieure à celle sur la même période en 2024 établit à 1,974 €/kg de carcasse. Le point haut de l’année a été observé le 3 juillet, à 1,896 €/kg de carcasse.

Lire aussi : Porc : le cours en France perd 6,5 centimes en 15 jours 

Le coût de l’alimentation des porcs augmente en avril

La fabrication d’aliments composés mesurés par le SSP progresse en volume en avril 2025, avec une hausse de 2,4 % pour les porcs. Le cout de l’aliment porc croissance Ifip progresse en avril de 326 euros par tonnes.  

Lire aussi : L’alimentation animale, point faible de l’élevage européen, comment mieux résister aux chocs ? 

Les exportations reculent

Sur les quatre premiers mois de 2025, les exportations françaises de viandes fraîches, réfrigérées ou congelées reculent de 1 % (-1 000 tonnes) par rapport à la même période de 2024. Vers l’Union européenne, le repli est plus marqué (-3 %), avec un net recul vers l’Italie, premier marché (-8 %), compensé en partie par une forte progression vers l’Allemagne (+36 %). À destination des pays tiers, les volumes augmentent de 4 %, portés par la demande chinoise (+10 %), qui constitue le principal marché des abats de porc. 

Bilan des exportations et importations françaises de viande porcine entre janvier et mai 2025 comparé à 2024 (en tonnes)
 Exportations ( en tonnes)Importations ( en tonnes)
Mois2025202420252024
Janvier36067835639552754113
Février36723136486550844227
Mars37729034778352914447
Avril35095433905949093916
Mai33710334824850364252

La procédure antidumping visant la viande porcine européenne en Chine, ouverte en juin 2024, est toujours en cours. Les importations chinoises, déjà faibles, se maintiennent à un niveau stable dans l’ensemble.

Lire aussi : « On ose espérer que la Chine ne taxe pas le porc français » 

Des importations de porc en hausse

Les importations françaises de viandes fraîches, réfrigérées ou congelées, sont en légère progression (+ 3 %).  Les achats hors UE, principalement en provenance du Royaume-Uni, enregistrent une hausse conséquente de 46 % (+4 000 tonnes), qui peuvent être néanmoins liées à des marchandises en transit, qui ne sont pas toutes destinées à alimenter le marché français.

Recul du solde commercial

Le solde commercial reste excédentaire et atteint 38 000 tonnes, mais il en repli  de 9 % par rapport à 2024. 

Lire aussi : Porc : l’Union européenne garde une place stratégique sur le marché mondial 

La consommation de porc en hausse 

Les achats des ménages de porc pour la consommation à domicile progressent de 1,9 % sur douze mois glissants se terminant en avril. Les données de Kantar Worldpanel indiquent un net ralentissement de l’inflation sur la période : +1,4 % pour les prix moyens d’achat de la viande fraîche, -0,9 % pour les élaborés hachés et +1,1 % pour les saucisses fraîches.

En charcuterie, les prix au détail reculent de 4,2 % pour le jambon cuit et de 0,9 % pour les autres produits. Quant aux volumes des produits porcins achetés par les ménages, la tendance est à la baisse : -0,9 % pour la viande de porc hors élaborés, -1,7 % pour les saucisses fraîches, -0,2 % pour le jambon cuit et -1,5 % pour les autres charcuteries.

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