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Porc : Ce qu’il faut savoir sur le Mexique, troisième importateur mondial  

Ces derniers mois, le troisième importateur mondial de viande de porc a attiré de nombreux fournisseurs. Cependant, l'Union européenne ne bénéficie pas de la dynamique mexicaine. 

© DavidRockDesign

Les importations mexicaines de viande de porc devraient rester dynamiques cette année à 1,24 millions de tonnes (Mt) selon l’USDA malgré un léger repli (-2,7 %) comparé à l’année précédente.  

Evolution des importations de viande de porc par le Mexique

 

Les achats sur le marché international permettraient de répondre à la hausse de la demande mexicaine. La consommation nationale devrait s’élever à 2,53 Mt cette année contre 2,5 Mt en 2022. Au Mexique, la consommation de viande de porc aurait augmenté de 28 % entre 2016 et 2023. L'inflation pousse les ménages vers les produits du porc transformés comme les saucisses plutôt que les autres viandes plus onéreuses.   

Pour soutenir cette demande, les investissements privés devraient stimuler la production. En un an, la production augmenterait 4,6 % et atteindrait 1,6 Mt.

Le porc UE désavantagé vers le Mexique  

Les États-Unis, qui bénéficient d’un accord de libre-échange et d’une proximité géographique, ont considérablement augmenté leurs exportations de viande de porc vers leur voisin mexicain. En mars, ils ont de nouveau été “le chef de file des exportations vers le Mexique” d’après l’USMEF avec “des exportations de porc vers le Mexique restent bien au-dessus du rythme record de l’an dernier”. Elles ont totalisé 95 030 t, soit une hausse de 15 % sur un an. C’est le second record réalisé à l’export après janvier 2023.  

De son côté, le Brésil a obtenu une autorisation en novembre 2022 pour expédier de la viande de porc vers le Mexique uniquement originaire de truies nées, élevées et abattues dans la région de Santa Catarina. Les exportations se mettent en place progressivement. Le pays a envoyé 27 t en février et 189 t en mars. 

Parmi les grands exportateurs de viande de porc, un ne bénéficie pas des opportunités au Mexique, l’UE. Les pays communautaires affichent des prix hauts sur le marché international. L'avancé de l’accord entre l’UE et le Mexique pose donc question. Il prévoit pour la viande de porc la libéralisation sur 7 ans, sauf pour les longes de porc avec ou sans os : 10 000t à droit nul.  

 

  • Le Mexique est le 8 ème consommateur mondial de porc en 2021 avec 2 320 000 t, avec une hausse de la consommation importante entre 2020 et 2021 (+13 %).  

  • Il est aussi le troisième importateur mondial avec 1 155 000 t en 2021 et une hausse de 22 % en un an.  

  • Enfin, il occupe la cinquième place d’exportateur mondial avec 319 000 t, mais une baisse de 7 % entre 2020 et 2021.  

  • C'est l’un des seuls grands producteurs à ne pas avoir une autosuffisance en viande de porc (64%) avec la Chine (91%). 

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