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Origine des viandes : les filières dénoncent des trous dans la raquette réglementaire

L’obligation d’indiquer l’origine des viandes utilisées en tant qu’ingrédient par les restaurateurs ne pourra pas être correctement appliquée, dénoncent Anvol, Interbev et Inaporc. De plus, des décrets n'ont pas été renouvelés, notamment pour les dark kitchen.

tableau origine viande en restaurant
Dorénavant, l'origine des viandes utilisées en tant qu'ingrédient doit aussi être indiquée, mais la réglementation ne peut pas être correctement appliquée selon Interbev, Anvol et Inaporc
© Sylvie Carriat

Depuis le 7 mars, et l’application du nouveau décret, les établissements de restauration ont l’obligation d’afficher l’origine des viandes entrant dans la composition des plats élaborés… si tant est qu’ils en ont connaissance. Or leurs fournisseurs ne sont pas dans l’obligation de transmettre l’information sur l’origine, déplorent Interbev, Inaporc et Anvol dans un courrier conjoint adressé à Marc Fesneau, constatant « Dans ces conditions, cette obligation ne pourra pas être correctement appliquée. »

Seuls les établissements de restauration concernés

Pour les produits élaborés contenant de la viande comme ingrédient, commercialisés dans les autres circuits, aucune indication de l’origine n’est obligatoire, car le décret qui l’encadrait a expiré en 2022 et n’a toujours pas été renouvelé.

Les Dark Kitchen ne sont plus soumises à l’affichage de l’origine des viandes fraîches

Les dark kitchen, ces établissements de préparation de repas sans salle de consommation sur place, étaient obligées par un décret du 23 juin 2023 d’afficher l’origine des viandes fraîches.  Or l’obligation s’arrêtait le 29 février dernier, elles n’y sont donc plus soumises. « Tout simplement inacceptable » pour les filières animales.

Les trois demandes des filières animales

  1. Une obligation d’affichage de l’origine des viandes complétée, valable pour tous les circuits de consommation ;
  2. Un dispositif d’information et de sensibilisation des professionnels ;
  3. Un contrôle de sa bonne application par la DGCCRF.

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