Aller au contenu principal

Nitrites : le code des usages de la charcuterie est révisé, quels changements ?

Le code des usages de la charcuterie vient d’être mis à jour, et présente l’objectif d’une diminution moyenne de 20 % des teneurs en nitrites, avec différentes réductions envisagées selon les produits.

© Pixabay

Le code des usages de la charcuterie a été remis à jour et est disponible depuis le 14 avril 2023. Si le nombre d’additifs autorisés a encore diminué et que de nouvelles limites en matières grasses et en sel ont été définies, c’est bien l’accentuation de la réduction des nitrites qui a soulevé le plus d’attention et de questions lors du webinaire de l’Ifip qui présentait cette nouvelle version du code des usages. « Des travaux de l’Anses soulignent que les charcutiers font partie des professions qui ont le plus diminué leurs concentrations en additifs dans leurs produits », souligne Thierry Grégori, directeur scientifique et technique de la Fict.

Ce nouveau code des usages présente un objectif d’en moyenne une nouvelle baisse de 20 % des concentrations en nitrites dans les produits de charcuterie. Mais derrière cette moyenne, les situations diffèrent selon les produits. « Nous arrivons à un stade où il n’est plus possible de procéder à des baisses homogènes en nitrites dans l’ensemble des produits de charcuterie. Il faut faire du cas par cas, certaines recettes ayant besoin de davantage diminuer leurs concentrations que d’autres », détaille Thierry Grégori.

La Fict et l’Ifip attend de ses adhérents des remontées s’ils éprouvent certaines difficultés pour quelques produits. La fédération veut recueillir tous les produits pour lesquels l’évolution sera difficile afin d’écrire aux services de l’État pour obtenir des délais supplémentaires. « L’Ifip propose déjà des accompagnements techniques aux entreprises pour les aider à diminuer les nitrites dans leurs produits », rappelle Martine Carlier, référente normes et réglementations produits carnés de l’Ifip.

Pour répondre aux critiques du plan d’action du gouvernement, accusé par la filière de diminuer la sécurité sanitaire des produits, la Fict et l’Ifip suggèrent de réduire la DLC des produits de charcuterie. Le code des usages indique par ailleurs la réintroduction de la mention « à consommer rapidement après ouverture » sur l’emballage des produits. « Il faut s’assurer qu’après reformulation, le produit est au même niveau de sécurité sanitaire que son ancienne version », assure Martine Carlier.

Les produits importés ne sont pas concernés

« Tant que le produit fabriqué est légalement fabriqué dans son pays d’origine, il peut être légalement commercialisé en France, indique Thierry Grégori. Si sa dénomination n’est pas reconnue dans son pays de fabrication, il sera soumis au code des usages de la charcuterie pour sa commercialisation en France ».

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio