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Les Porcs de la Sarthe label Rouge résistent face à la crise

Avec environ 25 000 porcs labellisés par an, le porc fermier label Rouge de la Sarthe Le Cénomans est une petite filière qui subit les conséquences de la crise du Covid-19. Après une forte chute, les ventes semblent néanmoins se stabiliser.

Après une semaine 13 à -5 % et la suivante à -10 % par rapport à la référence d’avant le confinement, la filière label Rouge Les Porcs de la Sarthe (LPS) Le Cénomans enregistre un ralentissement de la chute avec une semaine 15 en légère reprise (+1 % par rapport à la semaine précédente même si elle est encore à -9 % par rapport aux semaines de référence). « Nous avions peur d’une chute encore plus forte à -20 % ou -25 % », résume Alain Cabannes, directeur de l’association LPS. « Nous sommes une microfilière avec vingt-deux éleveurs et huit naisseurs, qui est à 60 % orientée vers la proximité. Nous avons comme tout le monde subi la dégringolade des traiteurs et des rayons à la coupe, mais il y a aussi la baisse des plats cuisinés : les gens semblent prendre plus de temps pour cuisiner. En tout cas, ils se replient sur les produits de base ».

La filière enregistre aussi une chute de 30 % en charcuterie salaison, avec un déséquilibre matière au détriment du jambon, « peut-être car les familles cuisinent plus ou car elles vont moins en grandes surfaces », suppose Alain Cabannes.

Nous avions peur d’une chute encore plus forte à -20 % ou -25 %

Le confinement et la proximité changent profondément les habitudes de consommation notamment pour les commerces de proximité, même pour une telle filière : dans les grandes villes et les petits villages, les bouchers reprennent bien leur place, mais dans les villes de 10 000 à 30 000 habitants, l’effet est différent avec une baisse du petit commerce par rapport aux GMS.

Inquiétude sur les ponts de mai

Pour les jours à venir, la filière veut surtout laisser passer les fêtes de Pâques sans faire d’action de communication, en espérant que les filières agneau pourront vendre. Tous ses maillons s’inquiètent toutefois des jours fériés de mai durant lesquels les abattoirs seront à l’arrêt. « Nous avons aussi des inquiétudes par rapport aux comportements d’achat des consommateurs au chômage partiel qui vont forcément avoir des baisses de salaire », évoque-t-il.

À moyen terme, LPS espère que les droits de retrait et/ou les arrêts maladie ne vont pas se multiplier au point de bloquer la chaîne alimentaire. « Mais il y a des points positifs : nous voyons quand même arriver les équipements de protection individuelle », sourit Alain Cabannes.

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