Aller au contenu principal

Les AOP laitières, toujours prisées, demandent à évoluer

Le Conseil national des Appellations d’origine laitières (Cnaol) constate la stabilité des volumes de fromages, crèmes et beurres sous signe officiel de qualité dans leur ensemble. Reconnaissant un écueil : le changement climatique.

Réunis à Laguiole les 28 et 29 septembre en assemblée générale, les représentants des 51 Appellations d’origine protégées (AOP) de fromages, beurres et crèmes ont observé avec satisfaction que la baisse du pouvoir d’achat a peu affecté en 2022 les ventes de leurs produits laitiers sous Signe officiel de qualité et d’origine (Siqo). En dépit de la tendance du consommateur à se replier sur des produits premiers prix, les fromages AOP ayant stagné en valeur (+ 0,3%).

L’évolution des volumes vendus a varié en fonction de la notoriété des appellations, d’une réduction de production due aux aléas climatiques ou de coûts conjoncturellement plus élevés. Ainsi, de sources ODG (Organismes de défense et de gestion) et Inao (Institut national des appellations d’origine), en 2022 :

  • Les fromages AOP au lait de vache ont bien résisté, en particulier : + 3% le Bleu d’Auvergne, + 3% la Fourme d’Ambert et - 2% les pâtes persillées dans leur ensemble ; + 2% le Cantal, + 2% le Reblochon et - 1% les pâtes pressées non cuites dans leur ensemble ; + 4% le Maroilles, + 3% le Munster, + 1% le Livarot, + 3% le Pont-l’Evêque et - 2% les pâtes molles dans leur ensemble.
  • Les Brebis AOP ont le plus reculé : - 8%.
  • Les fromages de chèvre AOP se sont maintenus dans leur ensemble (+ 2%), avec + 4% le Chabichou du Poitou.
  • A noter, de belles progression parmi les fromages IGP (Indication géographique protégée) : + 7% le Brillat-Savarin, + 5% le Gruyère, + 5% le Saint-Marcelin.
  • Les beurres AOP ont diversement évolué : + 6% le beurre de Bresse mis - 2% le Charentes-Poitou et - 1% l’Isigny.
  • Idem les crèmes AOP : + 5 % la Bresse et - 5% l’Isigny. 

5 propositions pour faire évoluer les AOP laitières

Le Cnaol soumet à l’Inao 5 solutions permettant de qualifier les éléments de durabilité et d’apporter de la flexibilité face au changement climatique des AOP laitières dans leur diversité.

  1. Des plages de valeurs cibles dans les cahiers des charges pour permettre l’ajustement des objectifs en fonction des conditions climatiques, comme le nombre de jour de pâturage.
  2. Des mesures systémiques permettant de qualifier la durabilité.
  3.  Reconnaissance de conventions-chartes avec des tiers pour préciser les conditions de contrôle en dehors des cahiers des charges ou faire reconnaître des démarches d’accompagnement complémentaire.
  4.  Dispositions d’évaluation des innovations pour tester de nouvelles pratiques en réponse au changement climatique.
  5. Améliorer la fluidité et la dématérialisation des contrôles, faciliter la transition numérique.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio