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« Le redémarrage en canard est plus lent que prévu »

La filière canard à rôtir redémarre certes, mais plus lentement qu’espéré. La demande n’a pas retrouvé ses niveaux d’avant influenza aviaire alors que la production a repris. Les stocks de viande sont particulièrement élevés au premier semestre 2024.

Cuisses et manchots de canard à rôtir
Les stocks de canard à rôtir explosent au premier semestre 2024.
© Virginie Pinson

La filière canard à rôtir retrouve des couleurs au lendemain de la grippe aviaire. Toutefois, la reprise n’est pas aussi enjolivée que prévu. « Le redémarrage en canard est plus lent que prévu », reconnaît Sébastien Verdier, président de l’Association de promotion de la volaille française (APVF), jeudi 12 septembre.

Des niveaux de consommation de canard non retrouvés

« Nous n’avons pas retrouvé les niveaux de consommation d’avant crise », déplore le président de l’APVF. « Le canard à rôtir est sorti de beaucoup de cartes de restaurants. En magasin, nous ne retrouvons pas les niveaux de vente d’avant crise, sauf en période de promotion », regrette Sébastien Verdier. La RHD, la consommation à domicile et l’export représentaient avant chacun un tiers des débouchés. Aujourd’hui, la demande peine à se réveiller et la filière s’engorge à tel point que les stocks ont explosé. Ils atteignent des records à la fin du premier semestre 2024.

Les stocks de canards à rôtir ont explosé

« Ce niveau est extrêmement préoccupant », peut-on lire dans la note mensuelle du Comité interprofessionnel du canard à rôtir. Le marché à l’export est tendu. L’Allemagne, historiquement un grand acheteur de canard à rôtir français « se fournit maintenant en Pologne et en Hongrie », soupire Yann Brice, délégué général de plusieurs interprofessions avicoles. Le Royaume-Uni a suspendu ses achats de canard début mars 2024 en raison de la vaccination contre la grippe aviaire. « Nous sommes toujours en négociations avec les autorités. Cependant, même si le Royaume-Uni revient aux achats, les stocks resteraient conséquents et difficiles à écouler », déplore Yann Brice. Par ailleurs, la concurrence est importante à l’échelle nationale. Pourtant, les prix sont en baisse, -9,2 % en cumul 12 mois en juillet. Néanmoins, à 18,48 € le kilo de magret, l’escalope de poulet se présente comme une alternative moins onéreuse (11,18 €/kg).

Lire aussi : Canard à rôtir : pourquoi les stocks explosent

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