Aller au contenu principal

Le producteur Ernest Soulard lance une gamme bio

La société vendéenne, spécialiste du canard depuis 1936, s’approvisionne auprès d’une dizaine d’éleveurs de produits locaux bios. Elle investit cette année 8 millions d’euros dans un nouveau site de production de confits et foies gras cuits.

La société familiale vendéenne Ernest Soulard est le troisième acteur français du canard maigre. Elle réalise les trois quarts de son chiffre d’affaires, qui est de 100 millions d’euros, sur le maigre et la moitié à l’exportation. Entre 15 000 et 20 000 canards sont transformés chaque jour sur son site d’Essarts-en-Bocage. Créée en 1936 par Ernest Soulard avec une activité de négoce de volailles vers les Halles de Paris, la société a su au fil des décennies s’adapter et se diversifier. Elle s’est ouverte à l’exportation, a développé une activité découpe, puis s’est lancée, en 1995, dans le canard gras. Sa particularité est d’intégrer au maximum l’amont (reproduction, production d’aliments et transport). Soulard s’approvisionne auprès de 250 éleveurs exclusifs, en contrat sur douze ans et situés pour la plupart dans un rayon de 50 km autour du site de production. À l’écoute de son marché, l’entreprise a lancé l’an passé sa gamme bio.

Nous travaillons une nouvelle souche

« Nous avons décidé d’accompagner de jeunes agriculteurs venus vers nous pour se développer dans le bio, qui correspond à notre image de produits qualitatifs », explique Magali Panau Soulard, petite-fille d’Ernest et directrice générale de l’entreprise depuis 2017. Une dizaine de bâtiments d’élevage produisent 2 500 canards bios par semaine. « Nous travaillons une nouvelle souche et proposons des produits différenciants, en matière de goût, faciles à cuire et à couper, adaptés à une cible urbaine », poursuit la directrice générale. Cette gamme est vendue sous la marque Ernest Soulard Bio dans le réseau spécialisé et sous la marque L’Enclos du bio en GMS. On la retrouve dans les magasins U, Monoprix, Vergers de Vendée, chez le distributeur Naturdis… L’année écoulée a aussi vu la création d’un site de commerce en ligne en partenariat avec Chronofresh.

Un ancien couvoir Doux aménagé

Celle qui démarre sera marquée par un investissement de 8 millions d’euros proche du site de production de 13 000 m2. La société aménage un ancien couvoir du groupe Doux de 8 000 m2 pour en faire « la cuisine de Constance Soulard ». Sur 4 000 m2 dans un premier temps, seront élaborés sur des lignes automatisées les foies gras cuits et confits qui sont aujourd’hui produits sur deux sites distincts, l’un en Vendée, l’autre dans le Tarn-et-Garn (Montauban). La mise en service de cet outil est prévue pour septembre et dix à quinze recrutements sont annoncés.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio