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L’avis d’Elipso
« Le climat anti-plastique a affecté le chiffre d’affaires de 40 % de nos adhérents »

Christophe Morvan, responsable de la communication d'Elipso (entreprises de l'emballage plastique).
© DR

Les Marchés Hebdo : Sur quelles certitudes peuvent s’appuyer les industriels de l’emballage en plastique et les conditionneurs de produits alimentaires ?

Christophe Morvan : Le climat anti-plastique a affecté le chiffre d’affaires de 40 % de nos adhérents, d’après notre enquête annuelle. Et 30 % se diversifient dans d’autres matériaux. Notre enquête annuelle confirme aussi qu’ils se désengagent progressivement de la matière première vierge, donc du pétrole fossile. Notamment par l’incorporation de plastique recyclé ; ils expriment une forte motivation à continuer dans cette direction. Aujourd’hui, le taux national moyen de recyclage des emballages plastique est de 25 %. Mais en Bretagne, où tous les emballages plastique sont mis dans le bac jaune, ce taux est monté entre 50 et 60 %. C’est un énorme progrès. À la fin de l’année, 50 % de la population française sera en extension de consigne de tri ; au 31 décembre 2022, ce sera l’ensemble du territoire. Nous demandons d’avancer cette échéance. Des films monomatériaux, à la fois recyclables et performants sont en train d’apparaître. La modernisation des centres de tri, qu’on entreprend en France, va faire augmenter les capacités en tri optique. Plus le tri se développera, plus les filières de recyclage pourront se mettre en place.

LMH : Quelles sont les incertitudes ?

C. M.  : Il y en a beaucoup, notamment sur l’interdiction progressive des emballages à usage unique : quels emballages précisément et à quel rythme ? Le risque est de voir se développer des emballages, dont le recyclage sera problématique ou coûteux sur le plan énergétique. Le prix du PET recyclé est une incertitude. Nous souhaitons qu’il s’aligne sur celui du PET vierge, afin que l’usage du PET recyclé ne soit pas réservé à certains. On doit trouver une solution pour cela, du producteur de résine jusqu’au centre de tri. Nous pensons aussi que la consigne est nécessaire à l’accélération du tri des bouteilles en PET. À 25 centimes d'euro la bouteille, qui sera le montant a priori, tout le monde ne la rendra pas, mais il y aura des ramasseurs. Les déchets sauvages stigmatisent notre secteur.

LMH : Le verre a très bonne réputation. Comment récupérer celle du plastique ?

C. M.  : L’emballage plastique est super léger, il est moins énergivore et très performant pour la conservation des aliments et donc contre le gaspillage. Nous avons réalisé six belles vidéos sur ces avantages, que nous allons diffuser sur Twitter et Linkedin. Nous encourageons les industriels de l’agroalimentaire à les véhiculer.

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