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Le bœuf normand sur le chemin d’une STG

L’ODG Association de promotion de la normande et de ses produits de qualité a été constitué pour reconnaître le bœuf traditionnel de race normande en STG.

Les membres de l'Association de promotion de la normande et de ses produits de qualité.
© Michele Frene Conseil

Aujourd’hui, seule la moule de bouchot bénéficie en France du label STG (spécialité traditionnelle garantie). Le bœuf traditionnel de race normande suivra-t-il ses traces ? Le 11 janvier, a été constitué l’organisme de défense et de gestion (ODG) « Association de promotion de la normande et de ses produits de qualité ». La demande de STG a été déposée à l’Inao en novembre et devrait être examinée en février. Albéric Valais, directeur de l’organisme de sélection race normande, estime qu’à l’heure où « bœuf » est devenu un terme générique, il s’agit de se démarquer et de mettre en valeur les qualités intrinsèques du bœuf normand.

L’élevage de bœuf normand à l’herbe est pratiqué par les éleveurs afin de valoriser les prairies éloignées ou non cultivables. Le cahier des charges exclut le maïs ensilage et les OGM. Les animaux sont abattus entre 30 et 48 mois. L’ODG a fait le choix d’une STG plutôt qu’une AOP, car la production de ces bœufs à l’herbe peut aussi avoir lieu dans des départements limitrophes aux caractéristiques pédoclimatiques proches (Mayenne, Ille-et-Vilaine…). La filière se met en place depuis 2018, et se tourne vers la GMS et la RHD. Persillée, nourrie à l’herbe, la viande de bœuf normand devrait répondre aux attentes des consommateurs. Selon Mickaël Canu, directeur de l’abattoir Socopa de Coutances, cette STG « est une réponse aux attentes sociétales et environnementales, mais aussi à la demande de produits de qualité ».

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