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Labeyrie Fine Foods mise sur la différenciation

Après une période de fêtes difficile où la marque a sauvé les meubles, Labeyrie aborde 2017 avec de nouveaux produits prémiums et différenciants.

Pour Labeyrie Fine Foods, l’année 2016 s’achève dans un contexte difficile, avec des consommateurs orientés à la prudence, une filière saumon avec des prix qui flambent, ainsi que le retour de la grippe aviaire. En foie gras, le marché a connu à Noël -10,4 % en volume et +1,6 % en valeur. « Nous avons misé sur le mi-cuit, annonce Jacques Trottier directeur général de Labeyrie, et c’est un véritable miracle d’avoir pu quasiment stabiliser nos parts de marché (+0,2 % en valeur et -0,7 % en volume, ndlr), on s’attendait à pire, au regard de la pénurie créée par le vide sanitaire de l’année dernière. » En saumon fumé, la conjoncture n’est pas plus réjouissante. Le prix de la matière première a bondi de 60 % en un an, la Norvège et le Chili connaissant des baisses de production dues au climat et aux algues rouges, à ajouter à une forte demande de la Chine (+29 %) et de la Russie (+12 %). Sur la fin 2016, le marché a augmenté de 1,1 % en valeur et plongé de 5,3 % en volume. Labeyrie affirme s’en sortir avec +0,3 % de parts de marché valeur, et reste stable en volume par rapport à 2015.

Une nouvelle gamme de plats cuisinés

Pour 2017, le groupe a décidé de jouer la différenciation en travaillant la naturalité sur le saumon fumé avec Le Préservé, première référence certifiée ASC de la marque, moins onéreuse que le bio. En foie gras, c’est une stratégie de désaisonnalisation qui a été retenue avec Délice de canard (20 % de foie gras), un mini-bloc à trancher pour l’apéritif, plus accessible. Une nouvelle gamme de plats cuisinés, L’Atelier Labeyrie, arrivera dès le mois d’avril avec une offre construite pour deux personnes, en barquette alu, assortie d’une DLC de 12 jours, plus courte que la concurrence (21 jours).

« Nous souhaitons casser les codes avec des produits destinés au repas du soir, qui se distinguent par leur fraîcheur », explique Jacques Trottier. La gamme, riche de neuf références, propose des protéines cuisinées, des gratins, des risottos et un parmentier de canard. Enfin, Labeyrie attend beaucoup de ses jambons et charcuteries ibériques, lancés il y a quatre mois, sur lesquels Jacques Trottier estime qu’« il y a une réelle attente, aussi bien des consommateurs que des distributeurs ». Un grand plan de dégustations en magasin a été prévu à partir de mars 2017.

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