Aller au contenu principal

Cas d’école
La ville de Nîmes pousse l’approvisionnement local et bio

Avec 40 % de produits locaux et 30 % de produits biologiques, la ville de Nîmes a renforcé la qualité de sa restauration scolaire depuis septembre 2016 grâce à un partenariat avec la chambre d’agriculture et une cuisine centrale rénovée.

La ville de Nîmes a été lauréate aux victoires des cantines rebelles en 2017.
© Ville de Nîmes

Avec 6 millions d’euros investis par an dans sa restauration scolaire, la ville de Nîmes a impulsé un changement dans sa politique alimentaire depuis 2009. La modernisation de la cuisine centrale a été l’occasion d’installer un atelier sucré salé et une légumerie équipée d’un déshydrateur afin de fournir le compost aux espaces verts de la ville.

Cet équipement permet désormais à la ville de travailler des produits bruts et de proposer des crudités à 100 % élaborées avec des produits frais. La cuisine centrale livre chaque jour 7 000 repas par jour aux cinquante-quatre cantines scolaires de la ville, soit 1,1 million de repas par an. « Il y a eu une décision politique de monsieur le Maire de refaire totalement la cuisine centrale et de développer l’approvisionnement biologique », souligne Véronique Gardeur-Bancel, adjointe municipale déléguée à l’enseignement scolaire.

Gérée par Sodexo entre 2009 et 2016, la restauration scolaire de la ville décide de proposer directement 30 % de produits biologiques dans ses menus. Puis en 2016, à l’occasion d’une nouvelle délégation de service public, remportée par la société lyonnaise SHCB, la ville décide d’aller plus loin dans son cahier des charges en nouant un partenariat avec la chambre d’agriculture afin de développer un approvisionnement local. Une convention tripartite entre la chambre d’agriculture du Gard, la ville de Nîmes et SHCB est alors signée afin de faciliter l’approvisionnement via des circuits courts.

Les producteurs plantent pour la ville de Nîmes

« Grâce à ce partenariat, les producteurs plantent pour la ville de Nîmes », précise l’adjointe. À l’heure actuelle, la ville s’approvisionne à 40 % en produits issus de filières courtes et locales, principalement des fruits et légumes. D’autres filières peuvent aussi être développées. Le 12 novembre, l’adjointe était en visite dans la Drôme pour découvrir Royal Bernard, afin peut-être de travailler avec le volailler.

Un surcoût pris en charge par la municipalité

Une diététicienne élabore également les menus et vérifie la provenance des produits. Des recettes ludiques ont été inventées (le chou-fleur en crumble, le panais en vinaigrette à la grenadine…) pour développer l’appétit des jeunes nîmois et limiter le gaspillage alimentaire. Dans cette optique, des tables de tri ont été installées dans certaines écoles pour sensibiliser les enfants au recyclage des déchets. « Nous avons testé ces tables de tri dans sept écoles pilote. En deux mois, nous avons pu constater grâce à un système de pesée une diminution du gaspillage. Le poids des déchets est passé de 40 kg à 20 kg », explique Véronique Gardeur-Bancel.

Le bio est français et cela a évidemment un coût

Les efforts entrepris pour s’approvisionner en produits bios français et locaux ont eu un surcoût pour la ville qui a décidé de le prendre en charge. « La loi Agriculture et Alimentation est insuffisante à notre goût, car elle n’évoque pas l’origine des produits bios. À Nîmes, le bio est français et cela a évidemment un coût, que la ville a décidé d’absorber. Notre coût matière est à 12 euros, pour un prix du repas entre 1 et 7 euros », conclut Véronique Gardeur-Bancel.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio