Aller au contenu principal

Circuit court
La Loire-Atlantique lance sa marketplace

La CCI, les collectivités et les acteurs économiques de Loire-Atlantique ont accéléré la création de leur place de marché pour répondre à l’urgence de la crise sanitaire. La Poste et sa plateforme Mavillemonshopping.fr sont partenaires du projet.

Le lancement de la marketplace n’était prévu que pour la fin de l’année. « Cela fait un peu plus de six mois que l’on travaille sur un outil permettant de retrouver ses commerces de proximité, de faciliter le circuit court et de réduire la distance », souligne Hugues Frioux, vice-président de la CCI Nantes Saint-Nazaire. La crise sanitaire actuelle et ses effets sur les commerçants, producteurs et artisans de la fermeture des restaurants et des bars, des commerces non essentiels et des marchés ont accéléré le processus. Outre la CCI, le projet mobilise les principaux acteurs du territoire, métropoles de Nantes et de Saint-Nazaire, départements, Région, chambres d’agriculture et de métiers, Medef, CPME, associations de commerçants… En tant que chef de file et pilote du dispositif, la CCI mobilise 35 personnes pour accompagner les entreprises dans la création de leur boutique virtuelle.

400 inscrits en une semaine

« On se donne les moyens humains et techniques de réussir le lancement », note Hugues Frioux. Accompagnée de tutoriels et d’un webinaire, relayée par tous les partenaires, la campagne de recrutement et d’inscription a démarré le 10 avril. La marketplace comptait déjà 400 inscrits en une semaine. « Le Covid-19 a changé en quelques semaines les façons de faire du commerce. Beaucoup de commerçants, artisans et producteurs se sont adaptés rapidement, avec des paniers, du drive, de la livraison. C’est le bon moment pour les amener sur le digital », observe le vice-président de la CCI.

Gratuit durant la crise

Sur les 400 premières entreprises inscrites, 36 % œuvrent dans l’alimentaire. Fruit Ride, qui produit sur le Min de Rezé du snacking bio, le traiteur de Saint-Sébastien-sur-Loire Sur le chemin des saveurs, des restaurants et boulangers nantais font partie de ces premiers référencés sur la plateforme. Les porteurs du projet ont choisi comme partenaire la plateforme nationale du Groupe La Poste, Mavillemonshopping.fr, qui était en test depuis un an à Saint-Nazaire, avec 65 commerçants inscrits. Les différents dispositifs logistiques de La Poste, Stuart, Colissimo, Chronofresh seront utilisés pour les livraisons qui favoriseront le vélo pour le centre-ville de Nantes. Le système sera ouvert en ce qui concerne le prestataire de livraison et la zone, le mode de paiement, en ligne ou en click & collect. La marketplace sera gratuite pour les vendeurs durant la crise sanitaire.

À son issue, le système restera sans abonnement. Les ventes seront alors taxées à 5,5 %, « une taxation très faible par rapport à d’autres plateformes », juge Hugues Frioux. La CCI 44 et ses partenaires projettent de personnaliser le portail et de lui donner une couleur départementale. Ils entendent avec cet outil positionner la production et le commerce du territoire dans l’après-Covid. « Cette crise bouge le rapport humain et à l’achat. Beaucoup se sont rappelé qu’il y avait un producteur avant le commerçant. La digestion sera difficile, douloureuse, mais il faut continuer à être agile face à des comportements qui seront demain différents », conclut Hugues Frioux.

Allo PME : une CCI régionale à l’écoute

Réactive, la CCI des Pays de la Loire a mis en place avant même l’annonce du confinement la ligne unique Allo PME au 02 40 44 60 01. Au bout du fil, une quarantaine de conseillers « alimentés » en temps réel sur les dernières informations par une cellule de veille. Allo PME a reçu 10 670 appels entre le 13 mars et le 10 avril. En complément, les chefs d’entreprise peuvent trouver sur la page Web Allo PME le récapitulatif des mesures nationales, des aides régionales et locales, une boîte à outils et un lien vers la plateforme CCI Entraide. Localement, la CCI Nantes Saint-Nazaire a proposé plusieurs webinaires pour accompagner les entreprises, notamment sur la vente à distance et le contact client en temps de crise.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio