Aller au contenu principal

La filière œuf allemande en appelle aux détaillants pour faire face à la hausse des coûts de production

Face à la hausse des coûts de production, les producteurs d'œufs allemands demandent à la grande distribution de changer ses pratiques.

Henner Schönecke, président de l’association fédérale allemande de l’œuf
© Henner Schönecke

Le président de l’association fédérale allemande de l’œuf, Henner Schönecke, a lancé le 25 août un appel urgent aux détaillants pour une renégociation des prix, plus équitables. Il évoque la hausse de l’aliment, que les producteurs allemands subissent tout autant que les Français, mais aussi celle des coûts de transports et d’emballage, en particulier pour les boites en carton. Selon lui, aucune amélioration n’est anticipée pour 2022. De plus, les producteurs ont davantage recours au soja sans-OGM issu de chaînes d'approvisionnement sans déforestation, or l’approvisionnement est compliqué et les coûts augmentent. Le recours à l’ovosexage et la fin du broyage des poussins sera aussi, dans les mois qui viennent, une contrainte financière supplémentaire pour les entreprises.

C’est dans ce contexte qu’Henner Schönecke écrit, “en tant qu'industrie des œufs, avec vous en tant que partenaires de la distribution alimentaire, nous fournissons à la population allemande des aliments d'excellente qualité. Pour continuer à répondre à cette demande, il faut des prix équitables tout au long de la chaîne de production et de commercialisation des œufs dans tous les systèmes d'élevage”. Il déclare aux détaillants que s’ils veulent continuer de disposer d’œufs allemands, il leur faut préserver la filière et pour cela se diriger vers “un nouveau modèle d'accords d'achat”. 

 

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio