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Cotations
[Graph] Gros bovins : les prix continuent de monter

Le marché français des gros bovins demeure très ferme et les prix continuent de battre records sur record.

Vaches
Les prix des vaches restent élevés
© VP

Le prix moyen pondéré des gros bovins au stade entrée abattoir publié par FranceAgriMer dépasse record sur record depuis plusieurs mois. A 4.05 €/kg la semaine dernière, il se situe ainsi 14.4 % au-dessus de son niveau de l’an dernier, même date.

 

 

Toutes les catégories d’animaux ont vu leurs cours s’apprécier sur un an, plus ou moins selon les catégories. Ainsi la vache viande R 3 voit sa cotation progresser de 7.2 % par rapport à son niveau déjà élevé de l’an dernier. Le marché semble néanmoins davantage proche de l’équilibre ces derniers jours avec une pause dans la hausse. Les vaches Lait O 3, à 3.5 €/kg, affichent des prix en progression de 24 % sur un an. L’évolution des cours est remarquable puisqu’ils échappent à la baisse saisonnière qui a toujours été enregistrée ces dernières années.

En jeunes bovins, le Viande 12-24 mois R3 cote 4.33 €/kg, soit 20.6 % de plus que son très bas niveau de l’an dernier et 9 % de plus que son précédent record saisonnier, en 2017. Même tendance en JB Lait, qui a 3.57 €/kg, affiche une hausse annuelle de 15.5 %.

Des coûts de production non couverts

Il n’en reste pas moins que, pour l’amont, cette hausse exceptionnelle des prix de vente ne suffit pas à répercuter celle des coûts de production. « En septembre 2021, l’IPAMPA viande bovine (indice des prix d’achat des moyens de production agricoles) qui permet de mesurer l’évolution des charges dans les ateliers bovin viande, se situait au niveau record de 114,3 (+10% /2020 et +8% /2019)» précise l’Idele.  Si l’on en croît les calculs de la FNB, il manquait encore, en semaine 45, 50 ct pour un JBU et 78 ct pour une vache viande R afin d’atteindre les coûts de production.

Répercuter les hausses

Pour les abattoirs, il s’agit de répercuter les hausses sur l’aval. Pour l’heure, les prix de vente au stade de gros se réajustent à la hausse, notamment sur les avants, mais certains opérateurs craignent qu’avec la dégradation des conditions sanitaires, le débouché de la restauration ne soit de nouveau mis à mal. Pour les élaborés, les négociations commerciales de l’année prochaine devraient s’avérer musclées, les hausses à passer étant substantielles et la loi Egalim 2 ne semblant pas, pour le moment, la garantie d’un cadre de discussion apaisé.

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