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Baisse des prix des céréales françaises sous l’effet des stocks de fin de campagne

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Blé tendre : le poids des disponibilités pèse sur les cours

Les prix du blé tendre français ont cédé du terrain entre le 25 avril et le 2 mai, perdant 5,50 €/t sur sa place de référence. Et ce, dans le sillage d'Euronext et du CBOT. Les prix du blé français subissent le manque de demande des pays tiers pour l’origine française et du niveau des stocks de fin de campagne. En nouvelle récolte, on assiste à un début de Weather Market sans accident climatique significatif dans l’hémisphère nord. A noter l’assèchement de la météo en mer Noire qui domine les exportations mondiales. 

Selon Céré’Obs, sur la semaine du 22 au 28 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé tendre pour la récolte 2025 sont stables à 74 % (63 % en récolte 2024).

Blé dur : les cotations se raréfient 

Le blé dur sur le marché physique français en ancienne récolte s’est incliné entre le 25 avril et le 2 mai, cédant 10 €/t en rendu Port-La-Nouvelle, sur sa place de référence. Et ce, en raison d’un manque de disponibilités. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 22 au 28 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » du blé dur pour la récolte 2025 sont stables à 76 % (66 % en récolte 2024).

Orge de mouture : demande soutenue sur le marché intérieur

Les prix de l’orge fourragère sur le marché physique français ont reculé entre le 25 avril et le 2 mai, la faveur des fabricants d’aliments pour animaux allant vers le blé fourrager. En rendu Rouen, sa place de référence, les cours ont ainsi cédé 8,50 €/t. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 22 au 28 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont stables à 70 % (66 % en récolte 2024).

Orge de brasserie : revirement à la hausse

Les prix des orges de brasserie en récolte 2025 ont progressé sur le marché physique français entre le 25 avril et le 2 mai pour la variété de printemps Planet, gagnant 9 €/t en FOB Creil, sa place de référence. Ceux de l’orge d’hiver Faro se sont stabilisés. Les prix ont tendance à augmenter en raison d’une demande des malteurs étrangers.

Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 22 au 28 avril, les conditions de culture « bonnes à très bonnes » de l’orge d’hiver pour la récolte 2025 sont passées de 84 % à 82 % (74 % en récolte 2024).

Maïs : une météo sèche favorable aux semis dans l’hémisphère nord

Les cotations du maïs sur le marché physique français ont cédé du terrain entre le 25 avril et le 2 mai, perdant 4,50 €/t en rendu Bordeaux, sa place de référence. Et ce, dans le sillage des contrats à terme maïs sur les marchés à terme d’Euronext et du CBOT. La météorologie reste favorable aux semis de printemps en hémisphère nord avec un temps sec. Malgré les incertitudes sur la guerre commerciale des droits de douanes lancée par les Etats-Unis, les exportations de maïs états-unien se poursuivent à un bon rythme.  Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer, sur la semaine du 22 au 28 avril, les semis du maïs pour la récolte 2025 sont passées de 50 % à 62% (42 % l'an dernier à pareille époque).

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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