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Étiquetage du bien-être animal : « pour une information claire et fiable »

Amélie Legrand, responsable des affaires agroalimentaires au CIWF (Compassion in world framing). © DR
Amélie Legrand, responsable des affaires agroalimentaires au CIWF (Compassion in world framing). © DR

Les Marchés Hebdo : Le gouvernement propose d’expérimenter l’information du consommateur sur les modes d’élevage. Comment évaluez-vous la réceptivité des consommateurs ?

Amélie Legrand : 96 % des Français sont favorables à un étiquetage des viandes et produits laitiers d’après le mode d’élevage, selon les données du projet Casdar-Accept. La marque Casino a fait une enquête en octobre 2019. 90 % des personnes interrogées se sont dites intéressées par une information claire et fiable sur les conditions de bien-être animal des poulets. Pour 80 % d’entre elles, l’étiquetage favoriserait l’acte d’achat vers des produits respectueux du bien-être animal ; 68 % seraient prêtes à payer plus cher.

LMH : Le mode d’élevage est-il significatif du bien-être animal selon vous ?

A. L. : Le mode d’élevage informe très simplement les consommateurs sur des composantes qui vont fortement influencer le bien-être animal, comme l’accès à l’extérieur par exemple. Il est important, cela dit, que cette information soit complétée par des critères mesurables de bien-être, à toutes les étapes de vie de l’animal : élevage, transport, abattage. Par ailleurs, un étiquetage sur le bien-être animal et le mode d’élevage n’a de sens que s’il est appliqué à l’ensemble, y compris le standard, dans une démarche de transparence pour le consommateur.

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