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Industrie
Des leviers de performance sur toute la ligne

Du fournisseur d’ingrédients au conditionnement avant l’expédition, des solutions permettent d’économiser du temps ou de la matière première. Le CFIA de juin 2021 à Rennes en donnait à voir.

 © panuwat - stock.adobe.com
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Tout au début de la supply chain, l’audit partagé de fournisseurs pourrait conserver son succès de la période covid. Mutual Audit, qui exposait dans le hall des ingrédients du CFIA, « donne un cliché haute définition du système de qualité et de sécurité du fournisseur », résume Fabrice Rivaille, le président. « C’est la valeur ajoutée de son service qualité », complète-t-il. Très économique et garant de la confidentialité pour l’entreprise qui référence le fournisseur, la mutualisation de l’audit concerne plus particulièrement : les courtiers en ingrédients ; les fournisseurs d’emballages ou de produits sujets à fraudes (comme l’huile d’olive) ; les industriels de la viande ; les fournisseurs d’arômes. Sont aussi concernés les fournisseurs non certifiés IFS BRC ou situés à l’étranger (pour un tiers des audits).

Du côté des systèmes informatiques, deux éditeurs-intégrateurs au moins, Vif et Astrée Software, mettaient l’accent au CFIA sur la facilité de prise en main par les opérateurs des MES (Manufactoring execution system), logiciels de pilotage. À l’intention des commerciaux et décideurs, les systèmes collaboratifs d’optimisation prévisionnelle et de simulation du type S & OP présentaient leurs avantages. Sedapta, spécialisé dans les logiciels de suivi de production et d’optimisation, a gagné un trophée de l’innovation pour son logiciel prédictif s’appuyant sur de l’intelligence artificielle en approvisionnement et en exécution : Elisa Control Tower.

L’avènement du jumeau numérique

Une conférence a été donnée conjointement par Aurélien Verleyen, président-directeur général de Dataswati, concepteur de jumeaux numériques d’outils agroalimentaires, et Clément Ory, du pôle agriculture et agroalimentaire de Carbone 4. Elle portait sur « la résilience au changement climatique ». Fondamentalement, Dataswati propose de démolir les silos de données. « Nous analysons les signaux de production en continu et les traduisons en recommandations », explique Aurélien Verleyen (voir schéma ci-contre). « L’investissement n’est pas énorme ; une start-up peut s’en doter. Et il capitalise le savoir-faire et les expériences de l’entreprise », convainc-t-il.

Selon Jean-Luc Perrot, directeur du pôle de compétitivité Valorial, rencontré sur l’Usine Agro du futur, le jumeau numérique est l’innovation la plus déterminante de cette époque pour optimiser et perfectionner le processus industriel. « Le jumeau numérique permet de maîtriser tous les paramètres adressés par des machines connectées », a-t-il résumé.

Gains de temps sur la qualité

Sur l’Usine Agro du futur, Photon Lines montrait comment les progrès des capteurs optiques permettent désormais d’analyser sur une chaîne de production le taux de gras, d’humidité, de sel et de sucre d’un ingrédient, de caractériser la couleur, de compter le nombre de pépins dans les rondelles de tomate, comme sur la ligne en démonstration de l’Usine Agro du futur du CFIA 2021, ou de détecter des corps étrangers. Plus besoin d’échantillonner. Les données enregistrées permettent aussi de certifier une qualité.

Également sur l’Usine Agro du futur, le CEA-Leti dévoilait un test PCR ultrarapide de détection de bactéries pathogènes. Une puce de la taille d’une clé, mise au point avec deux partenaires anonymes et l’Adria, détermine le pathogène en 6 heures au maximum à partir de 3 millilitres de liquide (provenant d’un produit, de l’environnement ou d’un écouvillon). Cela vaut la peine de retenir 6 heures la marchandise en test avant de la livrer. La puce a été baptisée Direct Analysis (« dire » pour « détection rapide » ; « ct » pour « bactérie »).

En bout de chaîne

Enfin, tout en bout de chaîne, lors du conditionnement en emballage secondaire ou tertiaire, la fiabilité peut se révéler indispensable. C’est un des arguments d’Automation Robotic Packaging qui fournit des équipements plutôt haut de gamme. Trois autres avantages : les économies d’énergie, l’ergonomie et la « robustesse répétable », selon l’expression entendue. Cette dernière signifie que la machine redémarre à 100 % de sa capacité quand on change de configuration de packaging.

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