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Agneau
Début d’année sous pression pour la filière ovine

Sur le premier semestre, le prix moyen pondéré des agneaux français s’est inscrit 2,6 % sous son niveau de l’an dernier. En cause, un manque de consommation et une certaine pression des importations.

La production française de viande d’agneau est restée stable sur les cinq premiers mois de l’année à 29 962 tonnes équivalent carcasse (téc), selon Agreste. Mais, dans le même temps, la consommation a manqué de vigueur. En cumul sur les quatre premiers mois de l’année, les achats des ménages de viande ovine pour leur consommation à domicile ont reculé de 7,2 % d'après FranceAgriMer - Kantar Worldpanel. À noter que si le traditionnel rendez-vous de l’agneau de Pâques a dans l’ensemble été suivi par les Français, c’est davantage la consommation au quotidien qui souffre, aux dires des opérateurs.

Davantage de pression sur les prix

Entre janvier et avril, la France a importé 30 627 téc de viande ovine, soit 5,5 % de plus qu’en 2018. De quoi alourdir le marché, d’autant plus qu’à respectivement 6,45 €/kg et 5,48 €/kg équivalent carcasse, les prix des carcasses d’agneaux réfrigérées importées d’Irlande et du Royaume-Uni étaient 5 % et 17 % moins élevés que l’année précédente, indique l’Institut de l’élevage. Signalons que la Nouvelle-Zélande a de moins en moins d’influence sur le marché français. Ses exportations poursuivent leur recentrage vers l’Asie aux dépens de l’Union européenne.

À 5,93 € le kg en semaine 26, le prix moyen pondéré de l’agneau s’affichait 5,7 % sous son niveau de la même période de 2018, sensiblement au même niveau qu’en 2015. La baisse semble enrayée et la consommation estivale pourrait ranimer le marché, sauf si de trop fortes chaleurs limitent les ventes. L’aïd, le 11 août, est attendu par la filière, mais les opérateurs se montrent prudents, en plein été une partie de la population musulmane pourrait être en vacances à l’étranger.

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